Montpellier : Des policiers dénoncent la libération d’un algérien sous OQTF qui a pourtant agressé deux fonctionnaires en garde à vue
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLe syndicat Alliance Police nationale a exprimé sa profonde indignation après la remise en liberté d’un individu de nationalité algérienne, connu des services de police et visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Cet homme a blessé deux policiers à l’issue de son audition au commissariat central de Montpellier.
Un incident qui suscite la colère
Les faits se sont déroulés le 15 janvier dernier, lorsque cet Algérien de 24 ans a été interpellé en flagrant délit pour le vol d’une trottinette. Comme le relate Le JDD, placé en garde à vue, il s’est rebellé au moment de réintégrer sa cellule, blessant deux gardiens de la paix dans l’altercation. Présenté en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Montpellier, il a finalement été laissé libre par les juges, malgré les réquisitions du parquet.
La réaction du syndicat Alliance Police nationale
Cette décision a provoqué un tollé parmi les membres des forces de l’ordre. David Augé, secrétaire départemental d’Alliance Police nationale 34, a vivement réagi : « Nous sommes scandalisés encore une fois par ce manque de réponse pénale qui décrédibilise l’action de la police. Cela ne fait que conforter un sentiment d’impunité déjà bien ancré chez les délinquants », a-t-il déclaré.
Le syndicaliste a également rappelé une revendication forte de l’organisation : « Pour Alliance, quand tu touches à un policier, tu vas en prison. » Selon lui, cette décision judiciaire est un énième exemple du manque de fermeté à l’égard des agresseurs de policiers.
Un sentiment d’impunité renforcé
Le fait que le suspect, connu pour d’autres infractions et sous le coup d’une OQTF, ait pu quitter librement le palais de justice Pierre-Flotte, soulève des interrogations sur l’efficacité des réponses judiciaires face à de telles situations.
Ce nouvel épisode met en lumière les tensions croissantes entre les forces de l’ordre et une justice perçue comme trop laxiste par une partie de la profession. Une situation que le syndicat entend bien continuer à dénoncer.