Interception spectaculaire d’un go-fast en provenance d’Espagne : Ils percutent la voiture des policiers qui se retourne sous le choc
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirDans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 janvier dernier, une opération policière s’est déroulée à Artix, dans les Pyrénées-Atlantiques. Les forces de l’ordre ont intercepté un go-fast provenant d’Espagne, transportant 124 kilos de cannabis. L’intervention s’est soldée par l’interpellation de trois individus et des blessures pour deux policiers.
Une scène digne d’un film d’action
Vers 4 heures du matin, le go-fast est repéré alors qu’il franchit la frontière par l’autoroute A64, à Biriatou. L’intervention a pris un tournant dramatique lorsque les deux véhicules du convoi, transportant de la drogue, ont été localisés à la sortie de l’autoroute, à Artix. Comme le relate France Bleu, les policiers de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Bayonne ont tenté de bloquer les trafiquants, mais l’une des voitures a percuté violemment un véhicule des forces de l’ordre. Sous la violence du choc, celui-ci s’est retourné, blessant deux agents.
Malgré l’impact, les trafiquants ont tenté de fuir. Leur voiture a repris la direction de l’autoroute, roulant à 200 km/h dans le brouillard pour échapper aux policiers. La course-poursuite s’est terminée à Salies-de-Béarn, où le véhicule des fuyards a forcé une barrière de péage avant de créver et de s’embourber. Le conducteur a été finalement interpellé à pied dans un roncier.
Un réseau « hyper violent »
Les investigations menées par le Service interdépartemental de la police judiciaire (SIPJ) et l’Office anti-stupéfiants (OFAST) de Bayonne ont permis de démanteler ce réseau, actif depuis plusieurs mois. Basé en banlieue de Madrid, ce dernier approvisionnait l’agglomération paloise en résine et herbe de cannabis.
Les trois individus interpellés à l’issue de cette opération sont âgés d’une trentaine d’années. Parmi eux, un résident de Pau et deux Espagnols. Tous ont été mis en examen et placés en détention provisoire.
Des trafics qui gangrènent les villes moyennes
Les policiers soulignent l’escalade de violence dans les méthodes employées par ces réseaux de trafiquants. « Il ne faut pas croire que les trafics ne touchent que Paris ou Marseille, les villes intermédiaires comme Pau sont aussi gangrénées aujourd’hui », précisent-ils.
Avec la saisie de 124 kilos de stupéfiants et le démantèlement de ce réseau, cette opération marque une nouvelle victoire pour les forces de l’ordre. Cependant, elle rappelle aussi les risques croissants auxquels sont confrontés les agents dans leur lutte contre ces organisations « hyper violentes ».