« Campagne de terreur » : Le ministre de l’intérieur annonce l’interpellation d’un troisième influenceur algérien
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUn troisième influenceur algérien a été arrêté ce dimanche à Montpellier. L’annonce de cette interpellation a rapidement suscité des réactions au sein de la classe politique française. C’est par un message sur X que Bruno Retailleau a exprimé sa satisfaction, saluant « l’arrestation » de l’influenceur connu sous le pseudonyme « Doualemn ».
Le ministre de l’Intérieur a retweeté une publication de Valeurs actuelles annonçant l’interpellation, ajoutant la mention : « Ne rien laisser passer ». Comme le relate 20 Minutes, le maire de Montpellier ainsi que le préfet de l’Hérault avaient signalé à la justice, samedi, une vidéo publiée sur TikTok par cet influenceur résidant dans la ville. Dans cette vidéo, l’influenceur appelait à la violence contre un manifestant algérien opposé au régime en place à Alger.
🚨Bruno Retailleau vient d’annoncer que Doualemn de son nom Ami Boualem, un troisième influenceur algérien qui menace la France sur TikTok, a été arrêté ce soir à Montpellier. Ne rien lâcher! pic.twitter.com/aJp3V5tZnr
— Bleu Blanc Rouge ! 🇫🇷 (@LBleuBlancRouge) January 5, 2025
Sur X, le maire socialiste de Montpellier a salué « la célérité du procureur de la République de Montpellier » après son signalement au titre de l’article 40 pour incitation à la haine. Son message s’est conclu par la formule : « Ne rien laisser passer face aux discours de haine », reprenant les termes de Bruno Retailleau.
Cette arrestation intervient après celles d’Imad Tintin, alias « Bledar de luxe », à Grenoble, et de Zazou Youssef à Brest. Imad Tintin avait publié une vidéo appelant à « brûler vif, tuer et violer sur le sol français », tandis que Zazou Youssef était poursuivi pour apologie du terrorisme.
Selon Chawki Benzehra, opposant algérien exilé en France, ces influenceurs participeraient à une « campagne de terreur » orchestrée par des partisans du régime algérien. Benzehra, qui a fui son pays après avoir pris part aux manifestations pro-démocratiques de 2019, voit dans ces arrestations une nécessité pour contrer la propagation de messages de haine sur le territoire français.