Marignane : L’appel à l’aide d’une mère, son enfant de 15 ans bientôt papa pour la deuxième fois
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLes prénoms des protagonistes dans cette affaire ont été changés. Sophie peine à retenir ses sanglots lorsqu’elle évoque la situation de son fils Thomas, 15 ans, bientôt papa pour la seconde fois. Père d’une petite fille de deux mois, Thomas entretient une relation avec une femme de 35 ans, sa voisine de palier. Une situation que Sophie a tenté d’empêcher.
Une relation révélée en 2023
En 2023, Sophie découvre que sa voisine, Anaïs, entretient une relation amoureuse avec son fils. Comme elle l’explique dans La Provence, choquée par cette découverte, elle dépose plainte au commissariat de Marignane. Anaïs, alors sur le point de se marier, convainc Sophie de retirer cette première plainte en lui promettant de se faire soigner. Mais la relation perdure.
Plaintes et classements sans suite
En septembre 2023, Sophie décide de réactiver sa plainte. Thomas, entendu par les forces de l’ordre, déclare être amoureux. Anaïs, de son côté, minimise la situation, prétendant que Thomas s’est fait des idées. « La plainte a été classée sans suite, par manque de preuves, malgré les textos que j’ai fournis », explique Sophie. Lors de cette audition, un agent lui aurait demandé si elle aurait porté plainte si Anaïs avait eu 18 ans.
Malgré ses courriers au procureur, Sophie n’obtient aucune réponse. Entre-temps, Anaïs quitte son compagnon et la relation avec Thomas s’intensifie. Le jeune garçon sombre dans la dépression, refuse de se laver et dort sur le canapé pour être au plus près du mur qui le sépare de sa voisine.
Un quotidien sous tension
Face à cette situation, Sophie fait appel à un psychologue et sollicite le juge pour enfants. Une mesure d’Action éducative en milieu ouvert (AEMO) est mise en place. En septembre dernier, la fille de Thomas naît. Malgré l’opposition de son père, Thomas assiste à l’accouchement. Aujourd’hui, il vit chez son père mais ne lui adresse plus la parole et s’éloigne de ses proches.
En mars, Sophie découvre qu’Anaïs est de nouveau enceinte de Thomas. Une seconde plainte est déposée, mais une fois encore, aucune garde à vue n’est ordonnée. « On m’a dit que jamais le procureur ne voudrait placer une femme enceinte en garde à vue », confie Sophie.
Un combat pour protéger son fils
Sophie, inquiète pour la sécurité de Thomas, signale la situation au lycée et demande à être relogée. Une mutation de son bail est prévue pour fin janvier. Pourtant, il y a un mois, elle apprend qu’Anaïs est enceinte pour la seconde fois. « Mon fils a été anéanti. J’ai peur qu’il fasse une bêtise si elle le quitte », s’inquiète Sophie.
Sous antidépresseurs, elle a nécessité neuf jours d’hospitalisation. « Mes deux autres enfants et mon travail sont les seuls remparts à ma détresse », témoigne-t-elle. Malgré les signalements et interventions, la situation demeure inchangée.
Contacté, le commissariat de Marignane affirme avoir transmis tous les éléments au parquet. Mais aucune suite n’a été donnée jusqu’à présent. Thomas, 15 ans, s’apprête ainsi à devenir père pour la seconde fois.