Un malinois de 3 mois recueilli par la police municipale après l’hospitalisation de sa propriétaire
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLe samedi 21 décembre, lors d’une patrouille dans le secteur de la rue Paradis à Marseille, Camille D., policière municipale, a été interpellée par une femme de 66 ans en état de grande désorientation.
La sexagénaire, originaire de Toulouse, affirmait s’être fait voler ses papiers d’identité et sa carte bancaire. À ses côtés, une petite chienne malinois de trois mois nommée Vaïna, attachée à une laisse, patientait sagement.
« Elle tenait des propos très incohérents et nous expliquait vouloir se rendre en Tunisie pour épouser un homme qu’elle ne connaissait pas », relate Camille D. (la policière municipale) au journal La Provence.
La patrouille a rapidement pris contact avec la famille de la femme, tandis que les marins-pompiers la transféraient vers les urgences psychiatriques de l’hôpital de La Timone. Diagnostiquée schizophrène et bipolaire, la sexagénaire a finalement été admise à l’hôpital Édouard-Toulouse.
Si la situation de la femme a été rapidement prise en charge, celle de Vaïna restait incertaine. Aucun service de la ville n’était en mesure de l’accueillir : ni le chenil du bataillon des marins-pompiers, ni la Sacpa (Société d’assistance pour le contrôle des populations animales, sur le boulevard Sakakini, NDLR) qui travaille en lien avec la SPA, confrontée à une épidémie dangereuse pour les chiots. « Elle a donc fini la patrouille avec nous et je l’ai ramenée à la maison pour qu’elle passe Noël », ajoute Camille D.
Le lendemain, les enfants de la Toulousaine ont confirmé l’incapacité de leur mère à s’occuper d’un animal. À la surprise des policiers, ils ont retrouvé dans son véhicule des croquettes destinées à des chatons plutôt qu’à des chiots.
Depuis, Vaïna a trouvé refuge dans les bureaux de la brigade Nord, situés boulevard de Plombières (3e arrondissement). Là-bas, les agents, sensibles à la cause animale, lui ont offert une place de choix. « Nos gamelles pour les chats errants du quartier sont toujours pleines », raconte un collègue de Camille. La brigade accueille également un serin (petit oiseau) issu d’une saisie sur le marché aux puces. Ce dernier avait été récupéré parmi 50 chardonnerets capturés illégalement.
« Ce serin, tout comme Vaïna, fait maintenant partie de la brigade », conclut la policière. Une belle histoire de solidarité, en cette période de fêtes.