Affaire Lina : L’adolescente est vraisemblablement morte étranglée à l’aide d’un sac tote-bag
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUn an après la disparition tragique de Lina, 15 ans, les enquêteurs révèlent les probables cause de sa mort.
Le corps de la jeune fille a été retrouvé le 16 octobre 2024 dans une zone boisée près de Nevers (Nièvre), marquant un tournant crucial dans cette affaire qui avait ému tout le pays.
Des conclusions troublantes sur les causes du décès
Les expertises menées par l’Institut de Recherche Criminologique de la Gendarmerie Nationale (IRCGN) ont permis de dresser un tableau précis des circonstances entourant le décès de Lina comme le relate Actu17.
Selon le procureur de la République par intérim de Strasbourg, Alexandre Chevrier, l’adolescente aurait été étranglée à l’aide des anses d’un sac de type tote-bag. Également, un sillon horizontal sous le menton et des traces de tissu au niveau cervical ont été relevés, confirmant l’hypothèse d’une strangulation mécanique.
En outre, l’autopsie a révélé des fissures linéaires sur la partie gauche de la région mandibulaire, potentiellement causées par un traumatisme lié à cette strangulation. Toutefois, aucune autre blessure ante mortem n’a été identifiée.
Les éléments excluant la noyade
Le corps de Lina, retrouvé immergé dans un cours d’eau, portait encore les vêtements qu’elle portait le jour de sa disparition. Les analyses de diatomées – des micro-organismes aquatiques – ont écarté l’hypothèse d’une mort par noyade. Par ailleurs, les résultats toxicologiques ont également montré qu’aucune substance stupéfiante ou toxique n’était présente dans son organisme.
Une enquête qui s’approche de son épilogue
L’enquête judiciaire, toujours en cours, s’oriente désormais sur la piste d’une action solitaire de Samuel Gonin, principal suspect dans cette affaire. Cet homme de 43 ans s’était suicidé le 10 juillet 2024, quelques jours avant que l’ADN de Lina ne soit retrouvé dans la voiture qu’il utilisait.
Cette Ford Puma, volée en Allemagne, avait été identifiée sur le lieu de la disparition de Lina. Des traces d’ADN de l’adolescente avaient été relevées sur la ceinture de sécurité et les cordes retrouvées dans le coffre de la voiture.
Malgré la disparition du suspect principal, l’enquête continue de rassembler les éléments permettant de clore l’information judiciaire. Selon le parquet, celle-ci pourrait être finalisée d’ici la fin du premier semestre 2025.
Un profil troublé et des actes violents précédents
Le passé de Samuel Gonin révèle un homme au parcours chaotique, marqué par des actes de violence et une rupture sociale à l’été 2023. Cet homme, originaire de Besançon, avait quitté sa famille et son travail, sombrant dans la consommation de drogues. Peu avant la disparition de Lina, il était impliqué dans des agressions brutales, notamment contre une nonagénaire et une caissière armée d’un couteau. Avant son suicide, il avait laissé un mot troublant : « J’ai perdu mon honneur, ma dignité et mon humanité. »
Une nation bouleversée
La disparition de Lina, survenue le 23 septembre 2023 alors qu’elle se rendait à la gare de Saint-Blaise-La-Roche pour rejoindre son petit ami à Strasbourg, avait suscité une mobilisation nationale.
Son téléphone avait cessé d’émettre à 11h22 ce jour-là, laissant place à un long mystère. Aujourd’hui, l’éclaircissement progressif des circonstances de ce drame marque une étape cruciale dans la quête de vérité pour les proches de Lina et pour tous ceux qui ont suivi cette affaire avec émotion.
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