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Décès d’un détenu à Meaux : Non-lieu pour deux surveillants pénitentiaires

·La rédaction ⏱ 3 min
Décès d’un détenu à Meaux : Non-lieu pour deux surveillants pénitentiaires Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenir

Meaux (Seine-et-Marne) – La justice a tranché en faveur de deux surveillants pénitentiaires de la prison de Meaux, dans l’enquête sur la mort de Jimony Rousseau, un détenu de 28 ans décédé en février 2021. La juge d’instruction a conclu à un non-lieu, estimant que les agents avaient agi dans le strict cadre de leurs fonctions et de manière proportionnée.

Une intervention jugée nécessaire et appropriée

En janvier 2021, Jimony Rousseau, placé en détention provisoire pour violences conjugales, avait refusé de réintégrer sa cellule après une promenade. Décrit comme « agité » et présentant des antécédents psychiatriques, il avait opposé une vive résistance lors de son transfert en salle de fouille, allant jusqu’à mordre un surveillant, qui avait reçu trois jours d’interruption temporaire de travail comme le relate France 3.

L’intervention des surveillants pour maîtriser le détenu et le transférer au quartier disciplinaire avait été menée conformément aux protocoles en vigueur. L’ordonnance de la juge est claire : « Il n’existe aucun indice grave ou concordant de ce qu’ils auraient fait un usage illégitime et disproportionné de la force. »

Des manœuvres encadrées par les techniques professionnelles

Selon l’enquête, les gestes utilisés par les agents, y compris lors de la fouille intégrale dans le quartier disciplinaire, relevaient des techniques enseignées pour maîtriser un détenu dangereux. La vidéosurveillance et les caméras piétons n’ont révélé aucun acte de violence volontaire.

Après avoir constaté une perte de conscience de Jimony Rousseau, les surveillants ont immédiatement appliqué les gestes de premiers secours et alerté les secours. Le détenu a été transféré à l’hôpital, où il est décédé huit jours plus tard, le 2 février 2021, d’un arrêt cardio-respiratoire.

Une décision confortée par les expertises

Les expertises médicales, bien que mentionnant une hypothèse d’asphyxie par compression, n’ont pas établi de lien direct et certain entre les manœuvres des agents et le décès de Jimony Rousseau. La juge d’instruction a conclu que « la cause précise de la mort n’a pu être déterminée avec certitude » et qu’aucune responsabilité des agents pénitentiaires ne pouvait être retenue.

Les parties civiles interjettent appel

Malgré cette décision, la famille de Jimony Rousseau a fait appel, soutenue par plusieurs associations. Cette affaire, qui soulève des questions sur la gestion des détenus souffrant de troubles psychiatriques, met en lumière les défis auxquels sont confrontés les personnels pénitentiaires dans l’exercice de leurs missions.

La rédaction

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