Déposer un jouet plutôt qu’une plainte : un geste solidaire pour les enfants de policiers disparus
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirJusqu’au 15 décembre, une initiative exceptionnelle de l’association Fraternité Police propose de transformer les commissariats en lieux de solidarité. À travers une collecte de jouets, l’objectif est de soutenir Orphéopolis, une institution venant en aide à près de 3 000 enfants ayant perdu un parent policier.
Cette action prend une résonance particulière pour des jeunes comme Léa, 17 ans, qui a bénéficié du soutien indéfectible de l’association après le décès de son père.
Léa, une résilience inspirante grâce à Orphéopolis
« J’avais une relation fusionnelle avec mon papa », confie Léa au Parisien, évoquant avec émotion son papa policier de 43 ans. Affecté au commissariat de Provins, il est décédé d’un cancer fulgurant lorsque Léa n’avait que 10 ans. Une perte brutale qui a laissé sa famille dévastée.
Dans ce chaos, Orphéopolis a joué un rôle clé. Dès les premiers jours, Sandrine, la mère de Léa et policière à Paris, a été contactée par une référente locale de l’institution. Ce lien est devenu un pilier dans leur reconstruction, apportant un soutien financier, matériel et psychologique.
« Orphéopolis m’a permis de consulter une psychologue. Ça m’a aidée à extérioriser ma colère. Maintenant, je pars en vacances avec eux et j’ai rencontré des amis qui comprennent ce que je vis », explique Léa. À travers des activités culturelles et des colonies, l’association aide les jeunes à tisser des liens et à partager leurs expériences, souvent difficiles.
Une chaîne de solidarité pour Noël
Les fêtes de fin d’année sont particulièrement délicates pour les familles monoparentales. C’est pourquoi les arbres de Noël d’Orphéopolis constituent un moment crucial pour les enfants soutenus par l’association.
Pour les épauler, Fraternité Police a lancé une vaste collecte de jouets dans toute l’Île-de-France. Les dons peuvent être déposés dans plusieurs commissariats, dont ceux des VIIe et XIe arrondissements de Paris, ainsi qu’à la boutique caritative de l’association, place de la Madeleine à Paris.
« Nous avons choisi Orphéopolis pour mettre en lumière leur travail exceptionnel, explique Quentin Gourdin, président-fondateur de Fraternité Police. Notre métier est dangereux, mais nous formons une famille où l’entraide est essentielle. » Depuis le lancement, les dons affluent, provenant autant de policiers que de civils touchés par la cause.
Un soutien indispensable, jusqu’à 30 ans
Orphéopolis accompagne les enfants de policiers disparus jusqu’à leurs 30 ans, peu importe les circonstances du décès : accident, maladie ou suicide. Cet accompagnement prend des formes variées : séances de psychologue, aides financières, bourses scolaires, logement étudiant, et bien plus encore.
En 2016, l’association a financé le suivi psychologique du fils de Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, assassinés à Magnanville. Ces aides, essentielles, permettent non seulement d’alléger les charges familiales mais aussi de créer des liens humains précieux pour traverser les épreuves.
Comment participer ?
Pour contribuer à cette belle initiative, il suffit de déposer des jouets dans les commissariat des VIIe et XIe arrondissements de Paris, Bobigny (Seine-Saint-Denis), Melun (Seine-et-Marne), à la Police aux frontières (PAF) de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, à la police municipale de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) et Bondy (Seine-Saint-Denis), etc. Mais aussi à la boutique caritative de Fraternité Police, place de la Madeleine à Paris (VIIIe), où un sapin et une urne accueillent jouets et billets ou de faire un don financier via le site d’Orphéopolis : don.orpheopolis.fr. Chaque geste, aussi petit soit-il, apporte un sourire et un peu de réconfort à ces enfants qui traversent des épreuves difficiles.
En cette période de fêtes, transformons un simple jouet en un symbole de solidarité et d’espoir.
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