Bretagne : un policier sauve un jeune suicidaire d’une chute mortelle en pleine nuit
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleDans la nuit du 12 au 13 novembre 2024, un drame a été évité de justesse sur le pont d’Armor, à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).
Un homme de 23 ans, en détresse, tentait de mettre fin à ses jours en sautant dans le vide. Grâce à l’intervention rapide et coordonnée de quatre policiers, dont le brigadier-chef Fabien M., le jeune homme a été sauvé in extremis comme le relate Ouest-France.
Une intervention éclair
Tout commence à 0 h 10. L’appel d’urgence informe les forces de l’ordre qu’un individu menace de sauter depuis le pont d’Armor, situé à 35 mètres au-dessus de la vallée de Gouédic. Sans perdre une seconde, Fabien M. et ses trois collègues se rendent sur place, atteignant l’individu en moins d’une minute. L’homme, déjà passé de l’autre côté de la balustrade, fait face au vide, une seule main encore agrippée au parapet.
« Lorsqu’il nous voit, il lâche une main et se déséquilibre vers l’avant », raconte Fabien. La tension est à son comble. Tandis que deux policiers tentent de distraire l’homme en lui parlant, un troisième s’approche discrètement par derrière. Sur un signal discret de Fabien, l’opération commence : le coéquipier ceinture le jeune homme au moment où celui-ci perd pied.
Un sauvetage à haut risque
Le poids du jeune homme déséquilibre le policier qui le retient. À cet instant, Fabien et son équipe se battent contre le temps et les éléments : la nuit est froide, le sol glissant, et chaque seconde compte. « Je me suis penché par-dessus la balustrade pour essayer de rattraper ses jambes. Mon corps était en équilibre précaire, tenu par une seule main », se souvient Fabien.
Dans une synchronisation parfaite, les deux autres policiers restés sur la chaussée viennent en renfort. Ensemble, ils parviennent à hisser l’homme du bon côté de la balustrade. Le jeune, en larmes et visiblement déterminé à en finir, est alors sécurisé.
Un bilan humain et émotionnel lourd
Pour Fabien et ses collègues, cette intervention, bien que réussie, laisse des traces. « La scène a duré moins de cinq minutes, mais elle restera gravée dans nos esprits », confie le brigadier-chef. Il s’agit de la troisième fois que Fabien sauve une vie sur des ponts emblématiques de la région, mais chaque intervention est unique et éprouvante.
« La chute s’est jouée à 15 secondes près », estime-t-il. Au-delà de la satisfaction d’avoir sauvé une vie, Fabien n’élude pas les risques encourus : « On était à deux doigts de tomber avec lui. »
Un héros parmi d’autres
Une fois l’homme pris en charge par les pompiers, les policiers prennent quelques instants pour évacuer la tension. « On a besoin d’en parler, c’est libérateur », confie Fabien, qui reconnaît l’importance de débriefer pour atténuer le choc émotionnel.
Héros discrets, ces policiers rappellent, par leur engagement, la valeur et le courage qui animent ceux qui risquent leur vie pour sauver celle des autres. Une intervention exemplaire, où professionnalisme et humanité ont permis d’éviter l’irréparable.
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