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Deux balcons s’effondrent à la caserne de Saint-Malo : Grosse frayeur pour des gendarmes et leurs familles

·La rédaction ⏱ 3 min
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Vendredi 22 novembre 2024, en début de matinée, deux balcons de logements de fonction de la caserne de gendarmerie de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) se sont effondrés, suscitant une vive inquiétude au sein des familles de gendarmes. Par chance, personne n’a été blessé, mais cet incident met en lumière l’état préoccupant des infrastructures dans les casernes.

Une grande frayeur pour les résidents

Vers 7 h 20, alors que les familles prenaient leur petit-déjeuner, un bruit assourdissant a secoué l’immeuble. « On a entendu un grand bruit, puis tout a vibré », raconte une femme de gendarme chez Ouest-France, encore sous le choc. Le balcon du deuxième étage a entraîné celui du premier dans sa chute, avant de s’écraser sur une zone extérieure. Ce lieu est régulièrement utilisé par les enfants pour jouer et constitue un passage obligé pour accéder aux véhicules stationnés. « C’est un miracle qu’il n’y ait pas eu de blessés. Ça aurait pu être dramatique », poursuit-elle.

Cependant, cet incident, aussi impressionnant soit-il, était redouté depuis des années. « Cela fait au moins quatre ans que nous signalons le problème, mais rien n’a été fait, toujours pour des questions de budget », déplore une autre résidente. D’autres balcons du bâtiment, construit en 1968, montrent également des signes inquiétants de vétusté.

Un problème connu, mais non résolu

Le colonel Nicolas Bénévent, commandant du groupement de gendarmerie d’Ille-et-Vilaine, confirme que ces dégradations avaient été identifiées depuis longtemps. Les habitants avaient reçu pour consigne de limiter les charges sur les balcons avant que leur accès ne soit totalement interdit depuis le printemps. Des barrières avaient également été installées pour sécuriser les abords.

Malgré une visite technique en octobre pour planifier des travaux, l’urgence de la situation n’avait pas été pleinement anticipée. « Un complément d’expertise est en cours pour déterminer si les balcons doivent être rénovés ou supprimés. En attendant, des travaux d’étaiement vont être réalisés et le périmètre de sécurité élargi », précise le colonel.

Conscient de l’impact psychologique de cet incident, un soutien a été proposé aux familles.

Un parc immobilier sous-financé

Cet effondrement remet en lumière la vétusté des casernes de gendarmerie. Comme le rappelle le quotidien régional, selon un rapport présenté en juillet 2024 par le sénateur Bruno Belin, les besoins en investissements pour la maintenance du parc domanial de la gendarmerie sont estimés entre 300 et 400 millions d’euros par an. Pourtant, depuis plus de dix ans, les crédits alloués ne couvrent même pas la moitié de ces besoins, générant une « dette grise » estimée à 2,2 milliards d’euros.

Une situation qui exige des réponses rapides

Face à cet événement, les autorités locales et nationales sont appelées à agir rapidement pour éviter de nouveaux incidents. La rénovation ou la réhabilitation des bâtiments vieillissants de la gendarmerie devient une priorité pour garantir la sécurité des gendarmes et de leurs familles.

La rédaction

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