Suicide d’un gendarme dans le Val-d’Oise : une cagnotte solidaire lancée pour soutenir sa famille
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLundi 11 novembre 2024, l’adjudant Bertrand Deloffe, surnommé « Beber(t) », « Bob » ou encore « Beurt » par ses proches, s’est tragiquement donné la mort. Âgé de 57 ans, ce gradé du Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie (Psig) de L’Isle-Adam (Val-d’Oise) s’apprêtait à partir à la retraite en mars 2025.
Spécialiste de l’intervention professionnelle, il avait servi dans plusieurs unités, notamment au Psig de Taverny. Son parcours exemplaire lui avait valu plusieurs distinctions, dont une remise après les opérations de traque et de neutralisation des auteurs des attentats de janvier 2015.
Ce drame suscite une vive émotion dans la communauté gendarmique. De nombreux témoignages d’affection et de tristesse ont été partagés sur les réseaux sociaux par ses collègues, anciens camarades et amis.
Pour soutenir sa famille, une cagnotte solidaire a été ouverte. Les fonds récoltés seront destinés à son frère ainsi qu’à ses enfants. Vous pouvez contribuer à cette initiative en ligne pour leur venir en aide dans ces moments difficiles.
Un suicide qui s’ajoute à une année déjà marquée par des drames similaires
Le suicide de l’adjudant Deloffe porte à au moins 15 le nombre de militaires de l’Arme qui ont mis fin à leurs jours en 2024. Fin octobre, une majore de 45 ans s’était également suicidée en utilisant son arme de service, un acte rare auquel la Gendarmerie avait répondu par un hommage officiel.
Soutien psychologique pour les gendarmes et leurs proches
Pour prévenir ces drames, la Gendarmerie nationale dispose de plusieurs dispositifs d’accompagnement :
- Réseau d’accompagnement psychologique : 39 psychologues cliniciens répartis en métropole et outre-mer.
- Médecins du Service de santé des armées (SSA), assistants sociaux des groupements, aumôniers ou représentants de la concertation.
- Commandement hiérarchique, jouant un rôle de soutien et d’alerte.
En dehors de l’Institution, des dispositifs tels que le 3114 (numéro national de prévention du suicide) ou SOS Amitiés(09.72.39.40.50) sont accessibles 24h/24 pour les personnes en détresse psychologique.
Ce nouveau drame rappelle la nécessité d’intensifier les efforts de prévention et de soutien pour les personnels en uniforme.
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