Rhône : Deux sauvetages en l’espace de 48 heures pour ces chiens gendarmes d’exception
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLes brigades cynophiles d’Auvergne-Rhône-Alpes se sont distinguées lors d’opérations de recherches qui ont permis de retrouver deux personnes portées disparues, près de Lyon. Ces interventions, marquées par l’expertise des chiens et de leurs maîtres, ont sauvé deux vies en l’espace de 48 heures, mobilisant une coordination sans faille des gendarmes locaux.
Première alerte en soirée : une femme retrouvée en bord de Saône grâce à Charlie, berger belge
Les événements ont débuté le jeudi 24 octobre, vers 19h30, lorsque les gendarmes de Fontaines-sur-Saône sont alertés de la disparition inquiétante d’une femme âgée. Comme le relate Actu.fr, les patrouilles locales ne parviennent pas à la localiser dans un premier temps, et des renforts du Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie (PSIG) de Vienne, en Isère, sont mobilisés.
Arrivé sur place, Charlie, un berger belge entraîné à la détection, se met rapidement au travail. En l’espace de trente minutes seulement, le chien suit la piste de la septuagénaire et la retrouve saine et sauve au bord de la Saône. Les gendarmes évaluent immédiatement son état et appellent les pompiers pour la conduire à l’hôpital. La nuit de l’équipe cynophile ne fait alors que commencer.
Nouvelle disparition : un homme avec la maladie d’Alzheimer localisé après une traque minutieuse
La même soirée, une deuxième disparition est signalée peu après 21h : un habitant de Quincieux atteint de la maladie d’Alzheimer est parti en vélo électrique sans donner signe de vie depuis l’après-midi. Après plusieurs kilomètres de recherche infructueuse, la première équipe cynophile, venue de l’Ain, décide de suspendre les opérations à minuit, pour reprendre le lendemain.
L’inquiétude ne fait que croître alors que la nuit passe. « Nous avons axé les recherches sur les parcours que le disparu empruntait souvent », précise l’adjudant Guittard, responsable du PSIG de Sathonay-Camp. Cependant, les militaires perdent tout indice de sa présence malgré les nombreux efforts et la diffusion d’un appel à témoin sur les réseaux sociaux. La situation est rendue complexe par les longues distances que le septuagénaire a l’habitude de parcourir en pleine nature.
Un coup de chance et l’instinct d’un Saint-Hubert
Finalement, un chasseur en battue aperçoit le vélo abandonné dans les bois de Chasselay, à un endroit particulièrement difficile d’accès. Alerté, l’adjudant Guittard, bien que de repos, se rend immédiatement sur place avec son chien de recherche, Drako, un Saint-Hubert au flair exceptionnel.
Drako s’appuie sur un objet personnel de l’homme pour remonter la piste à travers une forêt dense et un terrain escarpé. « Après 48 heures de retard, la piste est froide, mais Drako parvient à éliminer les odeurs parasites et à cibler celle du disparu », raconte le maître-chien, relatant un parcours difficile, marqué par des glissades et des obstacles naturels.
Au bout de 29 minutes, Drako atteint son objectif : le septuagénaire est retrouvé, en état d’hypothermie avancée et visiblement désorienté. Il est sans chaussures, blessé aux pieds et incapable de se souvenir de son vélo. En attendant l’arrivée des pompiers, l’adjudant Guittard emploie une couverture de survie pour le réchauffer, avant l’arrivée de l’hélicoptère qui le transporte à l’hôpital.
Un hommage aux héros canins
Cette double intervention, bien que réussie, illustre la complexité des missions de recherches menées par les brigades cynophiles. Drako, le Saint-Hubert, a reçu une récompense bien méritée pour son travail : une oreille de cochon séchée, sa friandise favorite.
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