Antibes : Sous OQTF, il assène des coups de bouteille sur le crâne d’un policier
Montrez votre soutien aux forces de l’ordre en ajoutant notre média à vos favoris sur GoogleLes faits se sont déroulés le 6 octobre dernier, dans le calme habituel du jardin René-Cassin, à Antibes. Ce jour-là, un différend entre une jeune femme et deux individus alcoolisés a dégénéré en agression violente, nécessitant l’intervention de la Brigade anticriminalité (BAC) d’Antibes.
L’un des deux hommes, Ramzi M., âgé de 31 ans et sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF), avait largement consommé de l’alcool avant de poursuivre la jeune femme, un tesson de bouteille à la main, après lui avoir jeté plusieurs canettes de bière. Comme le relate Nice-Matin, alertés, les policiers se sont rapidement rendus sur place pour tenter de maîtriser l’agresseur.
Intervention difficile pour la BAC
L’intervention des forces de l’ordre s’est révélée particulièrement difficile. Ramzi M., en état d’ébriété avancée, a opposé une forte résistance, obligeant les policiers à faire usage à deux reprises de leur pistolet à impulsions électriques (taser) pour le neutraliser. Malgré cela, l’individu continuait de se débattre au sol, tentant vainement de porter des coups aux agents.
Alors que Ramzi M. était en passe d’être maîtrisé, son compagnon, Romdhane Ben Mbarek, âgé de 62 ans, également de nationalité tunisienne et sous OQTF, est intervenu violemment. Armé de canettes de bière, il a frappé à plusieurs reprises l’un des policiers à la tête, causant une plaie à la tempe. Le fonctionnaire blessé a été déclaré en Incapacité Totale de Travail (ITT) pour une durée d’un jour. Ben Mbarek a rapidement été appréhendé par les renforts de la BAC.
Condamnations fermes
Présentés en comparution immédiate devant le tribunal judiciaire de Grasse, les deux hommes ont tenté de minimiser leurs actes. Ramzi M. a admis avoir consommé une trentaine de canettes de bière, mais a affirmé qu’il « n’avait pas identifié les policiers », malgré la visibilité de leurs brassards. « J’étais très alcoolisé », a-t-il déclaré à la présidente Laurie Duca. De son côté, Me Déborah Ravion, avocate des deux prévenus, a souligné que « l’un a compris qu’il s’agissait de la police qu’au moment où il a été menotté, tandis que l’autre ne se souvenait de rien. »
Le procureur de la République a qualifié les faits « d’extrêmement graves », rappelant la dangerosité de l’attaque et l’état d’ébriété avancée des deux hommes. Il a requis des peines de 8 à 12 mois de prison avec maintien en détention.
Au terme des délibérations, Ramzi M. a été condamné à 5 mois de prison avec sursis, tandis que Romdhane Ben Mbarek a écopé d’une peine plus sévère : un an de prison avec maintien en détention et une interdiction du territoire français pendant cinq ans. Les deux hommes, à l’identité invérifiable, ont ainsi été sanctionnés pour des faits d’une grande gravité ayant mis en danger la vie des policiers intervenus.
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