Course-poursuite et gendarme percuté : un chauffard sans permis condamné à six ans de prison
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUn homme de 32 ans a été condamné à six ans de prison par le tribunal correctionnel de Béziers, après avoir blessé un gendarme lors d’une course-poursuite mouvementée survenue le 20 août dernier, dans la commune de Puisserguier (Hérault).
Une fuite après un excès de vitesse
Les faits remontent au 20 août 2023. Vers 18h30, l’individu, au volant d’un fourgon avec à son bord sa compagne et un enfant en bas âge, avait été intercepté par deux motards de la brigade motorisée de Béziers pour excès de vitesse. Contrôlé à 136 km/h sur une route limitée à 90 km/h, il avait refusé d’obtempérer, déclenchant ainsi une course-poursuite de 21 kilomètres avec les forces de l’ordre.
Selon le procureur de la République de Béziers, Raphaël Balland, la poursuite s’est déroulée pendant une vingtaine de minutes, avant que le conducteur ne se retrouve piégé dans un cul-de-sac, face aux gendarmes comme le relate France 3.
Un gendarme percuté, une arme braquée
Au terme de cette fuite effrénée, l’un des militaires s’était posté avec son arme de service pointée dans la direction du chauffard. C’est à ce moment que ce dernier, pris de panique selon ses dires, a délibérément donné un coup de volant en direction du motard, le percutant violemment. Le gendarme, projeté au sol, a subi une fracture du tibia gauche, nécessitant dix jours d’incapacité totale de travail.
Après l’accident, le fuyard s’était échappé à vive allure, abandonnant le gendarme blessé sur place.
Une arrestation rapide et un lourd passé judiciaire
Grâce aux investigations menées par la compagnie de gendarmerie de Béziers, l’homme a été localisé et interpellé quatre jours plus tard, le 24 août, dans la commune de Réalmont, dans le Tarn. Lors de sa garde à vue, il a justifié son acte en affirmant avoir pris peur en voyant l’arme du gendarme braquée sur lui. Il a également expliqué qu’il roulait sans permis et que son véhicule n’était pas assuré.
L’enquête a révélé que le prévenu était en récidive légale, ayant déjà été condamné à cinq reprises pour des faits de violence et des refus d’obtempérer. Malgré ses excuses formulées lors du procès, le tribunal a prononcé une peine de six ans d’emprisonnement.
Ce nouveau fait divers vient rappeler la dangerosité des refus d’obtempérer et les conséquences dramatiques qu’ils peuvent entraîner, tant pour les forces de l’ordre que pour les contrevenants.
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