Un agriculteur acquitté après avoir tué un cambrioleur : La légitime défense reconnue
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Un Charentais, qui avait tiré sur des individus ayant pénétré dans son domicile de nuit, a bénéficié d’un non-lieu. La justice a estimé que son geste était justifié au regard de la menace qui pesait sur lui et sa famille.
Fin de parcours judiciaire pour un agriculteur charentais mis en examen depuis plus de deux ans pour meurtre. Comme le relate Le Parisien, la juge d’instruction d’Angoulême a rendu une ordonnance de non-lieu le 25 juin dernier, estimant que le tir mortel qu’il avait effectué sur un cambrioleur était un acte de légitime défense.
Dans la nuit du 25 mars 2022, à Longré, cet homme d’une trentaine d’années avait été réveillé par des bruits suspects. En découvrant des individus s’introduire dans son domicile, il avait décidé d’agir. Après un premier tir de sommation resté sans effet, il avait tiré à nouveau, touchant mortellement l’un des cambrioleurs.
La loi française prévoit expressément la possibilité de légitime défense lorsqu’un crime est commis pour repousser une intrusion nocturne dans un lieu habité. La juge d’instruction a retenu cette circonstance atténuante, considérant que le danger était réel et imminent pour l’agriculteur et sa famille.
“C’est un soulagement”, a confié l’homme, visiblement marqué par cette épreuve. “Je n’imaginais pas autre chose. La reconstitution a confirmé les dires de mon client”, a abondé son avocate, Me Marianne Atrous-Lemouellic.
Les enquêteurs ont établi que le cambrioleur tué était un individu connu des services de police, avec un lourd passé judiciaire. Il était accompagné de complices qui ont pris la fuite après les faits. La “détermination” de ces individus, qui n’ont pas hésité à pénétrer dans une habitation occupée, a pesé dans la décision de la justice.
Si la justice a tranché en faveur de l’agriculteur, les séquelles psychologiques de cette épreuve sont encore présentes.L’homme a dû déménager et suit une thérapie pour surmonter ce traumatisme. “Je ne me voyais plus habiter là-bas, encore moins avec ma fille”, a-t-il expliqué.
Cette affaire soulève une nouvelle fois la question de la légitime défense et des moyens mis en œuvre par les particuliers pour se protéger face à l’insécurité.
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