Marine Le Pen soupçonne Emmanuel Macron de préparer “un coup d’État” en prévision d’une cohabitation
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLa présidente du groupe Rassemblement national (RN) à l’Assemblée nationale, Marine Le Pen, anticipe ce qu’elle appelle un “coup d’État administratif” de la part du camp présidentiel. Selon elle, Emmanuel Macron envisagerait de procéder à une série de nominations stratégiques avant une éventuelle cohabitation, notamment à la tête de la police et de la gendarmerie nationales.
Marine Le Pen a exprimé ses préoccupations lors d’une interview le mardi 2 juillet sur France Inter, évoquant des rumeurs selon lesquelles le Président de la République pourrait nommer un nouveau directeur général de la police nationale et un nouveau directeur de la gendarmerie nationale comme le relate BFMTV.
Ces nominations interviendraient avant les résultats du second tour des élections législatives, où le RN pourrait obtenir une majorité relative ou absolue. “Il existe des rumeurs comme quoi le Président de la République envisagerait (…) de nommer le directeur général de la police nationale, alors qu’il devait rester jusqu’à la fin des Jeux Olympiques, et le directeur de la gendarmerie nationale”, a-t-elle déclaré.
Pour Le Pen, l’objectif de ces nominations serait “d’empêcher Jordan Bardella de gouverner le pays comme il le souhaite”, si le RN remportait la majorité dimanche prochain. Elle a qualifié cette démarche de “forme de coup d’État administratif”, tout en espérant que ces allégations ne soient que des rumeurs.
Elle a également critiqué l’attitude du gouvernement en déclarant : “Pour des gens qui donnent des leçons de démocratie à la terre entière, c’est quand même étonnant d’agir de cette manière-là. Dans ces cas-là, il ne fallait pas dissoudre”.
L’Élysée a rapidement réagi dans l’après-midi, appelant Marine Le Pen à faire preuve de “sang-froid” et de “mesure”. La présidence a souligné que “depuis 66 ans, chaque semaine, il y a des nominations et des mouvements, notamment l’été, indépendamment des moments politiques traversés par nos institutions, et il n’est aucunement prévu qu’une de ces dispositions puisse changer dans les prochains mois”.
Invité de BFMTV, l’ancien ministre délégué aux Transports, Clément Beaune, a accusé Marine Le Pen de “mentir aux Français” ou de “ne pas connaître la Constitution”. Il a dénoncé ses propos comme étant “gravissimes” et une “forme de complotisme”. Beaune a rappelé que “les préfets et les ambassadeurs sont changés régulièrement sur proposition du Premier ministre et validation du président de la République. C’est ça la Constitution”.
Éric Ciotti, allié de Le Pen, a également commenté cette situation sur Europe1/Cnews, y voyant un signe de “panique générale” pour “recaser les proches”. Il a ajouté que cela témoigne d’une “lucidité” quant à une possible défaite du camp présidentiel, tout en reconnaissant que de telles pratiques sont courantes.
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