Faute de Budget, les Deux Tiers des Réservistes de la Police Nationale au Repos à un Mois des JO de Paris : Une Situation Explosive
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLa colère gronde parmi les réservistes de la police nationale alors que les Jeux Olympiques de Paris approchent à grands pas. En raison de restrictions budgétaires sévères, les autorités ont été contraintes de réduire drastiquement le nombre de réservistes actifs. Ces derniers, souvent vus en patrouille aux côtés des policiers titulaires ou dans les commissariats, devaient jouer un rôle crucial durant cet événement international.
Selon le Syndicat national de la réserve opérationnelle de la Police nationale (SNROPN), les deux tiers des réservistes devront rester chez eux pendant les Jeux. “En fin de semaine dernière, nous avons appris que, faute de budget suffisant, et jusqu’à nouvel ordre, les deux tiers des réservistes ne pourraient exercer sur la voie publique”, explique Philippe Calosso, secrétaire général du syndicat à Nice Matin.
Les réservistes concernés, pour la plupart employés dans le secteur privé ou fonctionnaires, s’étaient libérés pour prêter main-forte durant cette période exceptionnelle. “À la veille des Jeux Olympiques de Paris 2024, cela représente plus de 6.000 réservistes en moins sur le terrain pour renforcer et sécuriser la voie publique, soit l’équivalent de 20.000 vacations en moins jusqu’à fin août 2024,” précise Philippe Calosso.
Sur les 9.400 réservistes, seuls 3.400 resteront en service sur l’ensemble du territoire. Calosso pointe du doigt la politique budgétaire du gouvernement : “Le déficit de l’État ayant explosé ces dernières années avec une politique du ‘‘Quoi qu’il en coûte’’, Bercy a soudainement compris que les finances publiques étaient dans le rouge et qu’il fallait faire des coupes budgétaires sans précédent!”
Il rappelle que les réservistes coûtent 60% de moins qu’un titulaire, toutes charges confondues, et qu’ils ont toujours répondu présents, notamment lors des émeutes suite à l’affaire Nahel. “Supprimer 2/3 des réservistes à 34 jours des Jeux olympiques et paralympiques, est-ce bien raisonnable?”, s’interroge-t-il. Cette mesure, censée permettre de faire des économies, risque de forcer les policiers nationaux titulaires à accumuler des heures supplémentaires, bien plus coûteuses pour l’État que le recours aux réservistes.
Philippe Calosso exprime également une autre crainte : éloignés du terrain, les réservistes pourraient perdre en efficacité opérationnelle, en plus des répercussions financières personnelles pour chacun d’eux. Alors que les JO approchent, cette décision pourrait avoir des conséquences graves sur la sécurité publique et la gestion des événements.
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