Soupçonnée d’avoir empoisonné ses filles et incarcérée, la « big boss » des détenues cherche à faire assassiner leur père
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirMaylis Daubon, accusée d’avoir drogué ses filles au point de causer la mort d’Enéa en 2019, a été impliquée dans diverses activités criminelles derrière les barreaux, notamment en soudoyant des détenues pour obtenir un faux témoignage et faire disparaître son ex-mari. Elle est actuellement mise en examen pour ces derniers faits.
Maylis Daubon, s’est rapidement impliquée dans de nombreuses activités à son arrivée à la maison d’arrêt de Pau en janvier 2022. Le tricot, la zumba, le Pilates, la sophrologie, les arts plastiques, la lecture, et les cultes catholique et protestant. Elle est devenue omniprésente et a gagné le surnom de “la big boss” en aidant les autres détenues à rédiger leurs courriers et à se préparer pour leurs entretiens avec les experts psychologues.
Comme le relate Le Parisien, son comportement a fini par alerter les autorités. En plus d’être accusée d’avoir empoisonné ses filles, elle a également prétendu être médecin en prison, une matière qui l’a toujours intéressée. Elle aurait inventé des maladies à ses filles, les aurait déscolarisées et aurait obtenu des ordonnances médicales en falsifiant des documents. Cela dans le but d’attirer l’empathie et apparaître comme une mère modèle. Une pathologie dont souffrirait Maylis Daubon et qui porte un nom : le syndrome de Münchhausen par procuration. Elle a également influencé d’autres détenues à modifier leur traitement médical, allant jusqu’à les persuader qu’elles étaient schizophrènes.
Maylis Daubon aurait également tenté d’acheter le faux témoignage d’une détenue pour influencer le cours de la justice. Elle aurait également envisagé de faire assassiner son ex-mari, Yannick Reverdy. Bien que l’enquête n’ait pas révélé de preuves concrètes de ses intentions, elle a été mise en examen pour “incitation à commettre un assassinat”.
Si ces accusations sont avérées, cela renforcerait la conviction de Yannick Reverdy, qui a toujours affirmé que Daubon était dangereuse pour ses filles. Son avocat, Me Thibault Laforcade, a commenté que cela démontrerait la dangerosité de Daubon, tandis que l’avocat de Daubon, Me Gérard Danglade, a qualifié ces accusations de “ragots de prison” et a critiqué l’enquête pour partialité.
L’enquête est maintenant terminée, et le parquet doit bientôt rendre son réquisitoire. Si elle est renvoyée aux assises, Daubon risque jusqu’à trente ans de prison.