Policier attaqué au couteau à La Rochelle : ce que l’on sait de l’agresseur
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirAprès l’agression mardi d’un policier au commissariat de La Rochelle, l’identité de l’auteur des faits se précise. Il s’agit d’un jeune homme de 22 ans, déjà condamné par un juge des enfants. Il est en garde à vue pour tentative de meurtre.
Au lendemain de l’agression d’un policier au commissariat de La Rochelle, le profil de l’auteur des faits se précise. Selon le procureur de la République de La Rochelle, Arnaud Laraize, il s’agit d’un jeune homme de 22 ans, vivant à La Rochelle, né au Cameroun mais de nationalité française.
Il a déjà été condamné en 2021 pour vol en réunion, par le juge des enfants de Bordeaux. Il est placé en garde à vue pour “tentative de meurtre sur un fonctionnaire de police”.
Mardi 13 février, vers 13 heures, le jeune homme se présente au commissariat, où on lui indique la salle d’attente. Il ne s’y rend pas mais erre dans l’établissement quelques minutes. Lorsqu’il tombe sur un policier de 50 ans, de retour de sa pause déjeuner, il décide de le suivre jusqu’à son bureau, alors qu’il n’y a pas été invité.
Le Taser pour maîtriser l’agresseur
D’autres fonctionnaires de police entendent alors un bruit lourd de chute et des cris. Ils se précipitent dans le bureau d’où ils émanent. Et ils découvrent l’agresseur, se tenant sur sa victime, essayant de lui porter des coups de son petit couteau à lame métallique de couleur blanche.
Selon le procureur, l’auteur des faits se débattait tant qu’il a fallu recourir à une arme à impulsion électromagnétique – plus souvent appelée “Taser” – pour le maîtriser et le menotter.
L’intervention de cinq personnes a été nécessaire. Parmi elles, un citoyen venu déposer une plainte au commissariat. Le jeune agresseur a gardé le silence lors de sa première audition. Ses motivations ne sont à ce stade pas encore établies.
Le policier victime de ses coups est légèrement blessé à la main, au visage et au cou. Il est reconnu en incapacité totale de travail pour trois jours. Une cellule psychologique a été mise en place au commissariat comme le relate France Bleu.