Mère de famille blessée par un tir de balle de défense (LBD) à Trappes : le policier blanchi
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirAprès plus de six ans d’attente, le verdict est tombé ce mardi : la chambre de l’instruction de Versailles a prononcé un non-lieu en faveur du policier de 35 ans impliqué dans l’affaire du tir de balle de défense survenu à Trappes en juin 2017.
Cette décision fait suite à une mise en examen pour violence volontaire avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique, suite à l’accusation selon laquelle le fonctionnaire aurait blessé une mère de famille lors d’un épisode de violences urbaines.
Les faits remontent au 24 juin 2017, lorsque la ville de Trappes était secouée par des actes de violence. Alors que des jeunes lançaient des projectiles sur une voiture de police, un des agents a été blessé à la tête. En réponse, les policiers ont riposté avec un lanceur de balle de défense et des grenades lacrymogènes comme l’explique Le Parisien.
C’est dans ce contexte que Nora, une mère de famille de 34 ans, aurait été touchée par un tir de balle de défense. Elle a par la suite déposé plainte, affirmant avoir été blessée alors qu’elle se trouvait avec sa famille dans le quartier. Les témoignages des forces de l’ordre et de la victime divergent quant aux circonstances de l’incident, mais Nora maintient sa version des faits.
Les investigations ont conduit à l’audition des policiers impliqués, qui ont tous affirmé avoir agi en légitime défense face à une attaque violente. Le juge d’instruction a conclu en faveur du non-lieu, considérant que l’usage de l’arme par le policier était justifié dans le cadre de sa mission de maintien de l’ordre.
Malgré cette décision, la famille de la victime conserve la possibilité de déposer un pourvoi devant la Cour de cassation. Pour l’avocate du policier, Me Clémence Drevard, cette issue témoigne de l’application rigoureuse de la loi pénale.
Dans l’attente d’une éventuelle nouvelle procédure, cette affaire souligne les tensions persistantes autour de l’usage de la force par les forces de l’ordre et suscite des débats sur les conditions dans lesquelles celle-ci peut être légitimement exercée.