JO Paris 2024 : Gérald Darmanin annonce jusqu’à 1900 euros de prime pour les policiers
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLe ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a dévoilé ce mardi des mesures spéciales, y compris des primes exceptionnelles, en faveur des policiers mobilisés pendant les Jeux Olympiques de Paris cet été, en réponse aux demandes des syndicats. Ces mesures comprennent également des dispositions spécifiques pour les congés et un doublement du Chèque Emploi Service Universel (CESU) pour la garde d’enfants.
Selon les annonces, la prime sera octroyée à trois niveaux différents : 1000 euros pour ceux ayant limité leurs congés pendant les Jeux, 1600 euros pour les agents affectés dans un département accueillant une épreuve olympique, et 1900 euros pour ceux affectés dans les services territoriaux de police d’Île-de-France et de la préfecture de police. Comme le relate Actu17, il était initialement question d’une prime de 500 euros.
En ce qui concerne les congés, le ministre a confirmé une mobilisation à 100 % des forces de l’ordre entre le 24 juillet et le 11 août. Cependant, les agents auront la possibilité de prendre deux semaines de congés entre le 15 juin et le 15 septembre. Le ministre a souligné l’importance d’accorder une attention particulière aux contraintes personnelles des agents, notamment ceux confrontés à des difficultés familiales.
Les congés bonifiés non pris en raison des nécessités du service pourront être reportés en 2025. Parmi d’autres annonces, le CESU pour la garde d’enfants sera doublé, désormais accessible sans plafond de ressources pour les parents d’enfants de moins de douze ans, dans la limite de 200 euros par enfant.
Ces mesures font suite à plusieurs semaines de revendications des syndicats de police pour obtenir des compensations financières liées à leur mobilisation pendant les JO. Gérald Darmanin a également annoncé l’ouverture prochaine de négociations pour revaloriser l’Indemnité de Sujétions Spéciales de Police (ISSP), la “prime de risque” des policiers, avec une demande du “bloc syndical” pour atteindre 35%, comparé aux 28,5% actuels depuis 2020. Le ministre a souligné que l’année 2024 sera “très difficile”.