Montpellier : Alors que leur père est en train de violer leur mère, les enfants appellent la police et permettent son interpellation
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirÀ Montpellier, un homme de 43 ans a été arrêté le 6 janvier dernier après que ses propres enfants ont alerté la police lors d’une violente agression sur leur mère. Les faits se sont déroulés dans le domicile familial, situé au sud de la ville, près du chemin de Moularès.
La patrouille est intervenue après qu’une adolescente a contacté le commissariat et que le petit garçon a averti son père de l’arrivée imminente de la police. À leur arrivée, l’homme sortait de la chambre conjugale où sa femme, blessée et choquée, se trouvait prostrée. Cette dernière a rapidement déclaré avoir été victime de violences physiques et sexuelles, conduisant à l’interpellation immédiate du mari.
L’homme, âgé de 43 ans, a été placé en garde à vue et mis en examen pour viol par concubin ainsi que pour violences sur conjoint. Il a été incarcéré en attendant les développements de l’enquête sur ce couple marié depuis 23 ans rapporte Midi Libre.
Les enfants du couple ont rapporté que leurs parents faisaient chambre à part depuis plusieurs mois, avec des relations marquées par des disputes violentes et des insultes. La mère avait déjà signalé des violences conjugales en déposant une main courante et envisageait de demander le divorce. Depuis six mois, elle verrouillait chaque soir la porte de sa chambre, une habitude qu’elle aurait omise ce soir-là.
Le mari aurait été diagnostiqué schizophrène en 2014, mais il aurait refusé tout traitement depuis lors. En garde à vue, il a évoqué des soupçons d’infidélité envers sa femme, en précisant des détails intimes. Il a admis les faits décrits par son épouse, regrettant toutefois le mal qu’il lui a causé, affirmant souffrir également.
Vers minuit, il est allé dans sa chambre et l’a réveillée brutalement en la frappant à coups de poing, avant de lui ordonner d’enlever son pantalon de pyjama, et de tenter de lui enfoncer dans le vagin un objet de décoration en verre, de forme oblongue.
Lors de l’audience devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Montpellier le 23 janvier, l’homme, en larmes, a été incapable de s’exprimer, tout comme son épouse. Son avocat a souligné son incompréhension des faits et propose un hébergement temporaire en Normandie, chez sa sœur, en attendant la poursuite de l’enquête. La décision sera rendue le 30 janvier.