Jeudi Noir des policiers. Face à l’inquiétude des forces de l’ordre pour les jeux Olympiques de Paris 2024
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirÀ l’approche des Jeux olympiques prévus dans six mois, une manifestation d’envergure a eu lieu ce jeudi à Paris, rassemblant des centaines de policiers en réponse à l’appel du “bloc syndical” composé de treize organisations, dont Alliance Police Nationale et l’UNSA Police. Cette mobilisation, baptisée “jeudi noir”, exprime l’inquiétude grandissante au sein de la police nationale concernant l’organisation et les conditions de travail prévues pour cet événement majeur.
Les policiers ont dénoncé le manque de clarification face aux mesures envisagées, exprimant leur préoccupation quant à l’organisation des forces de l’ordre pendant les Jeux olympiques. Les revendications comprennent des garanties sur les congés d’été, un soutien social renforcé, et une revalorisation de la prime JO. Sur l’avenue Victoria, face à l’Hôtel de ville de Paris, les manifestants ont scandé leur mécontentement : “Les JO, ce sera sans nous !”.
Fabien Vanhemelryck, secrétaire général d’Alliance Police Nationale, a souligné le flou entourant les conditions de travail pendant les Jeux : “Le collègue aujourd’hui ne sait pas à quelle sauce il va être mangé pendant les Jeux olympiques.” Il a critiqué le manque de préparation et d’anticipation du gouvernement, pointant du doigt l’absence de réponses aux questions posées depuis septembre dernier.
Les syndicats, tels qu’Alliance Police Nationale et l’UNSA Police, exigent une prime de 2000 euros minimum pour tous les personnels actifs, administratifs, techniques, ou scientifiques, engagés ou non sur les JO. Eric Henry, délégué national d’Alliance Police Nationale, a insisté sur l’épuisement des policiers, soulignant l’accumulation des missions au cours des années précédentes.
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Du côté du syndicat UNSA Police, Thierry Clair, secrétaire général adjoint, a souligné que cette mobilisation vise à faire réagir l’administration face aux inquiétudes légitimes des policiers. En l’absence de réponses satisfaisantes, d’autres actions syndicales pourraient être envisagées.
Les manifestations ne se limitent pas à Paris, avec des rassemblements signalés dans d’autres villes françaises, dont Strasbourg, Bordeaux, Lyon, Rennes, Nantes, Saint-Nazaire, et à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle. Le “bloc syndical” avait également appelé à un “service minimum”, avec une mobilisation des “nuiteux” devant les commissariats.
Le ministère de l’Intérieur envisage une enveloppe de 500 millions d’euros pour répondre aux demandes des syndicats, notamment pour financer des séjours subventionnés pour les enfants de policiers. Cependant, les discussions sur la prime JO, initialement fixée à 500 euros, pourraient se poursuivre, avec une possibilité de l’augmenter à 1000 voire 1500 euros.
La “mobilisation à 100%” des forces de l’ordre, réclamée par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin pendant les Jeux olympiques, reste l’un des points centraux de tension entre les syndicats et le gouvernement. La situation évolue, et si aucune réponse satisfaisante n’est obtenue, d’autres actions syndicales pourraient être envisagées relate Actu17.
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