Hauts-de-France : Malgré une course poursuite spectaculaire, le chauffard est interpellé grâce aux caméras de vidéosurveillance
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUn individu originaire de Tourcoing a pris d’énormes risques pour échapper à la police entre Noyelles-Godault et Lesquin, dans les Hauts-de-France, alors qu’il conduisait une voiture volée sans permis.
L’incident a eu lieu le 8 janvier vers 20 h 40 à Noyelles-Godault, lorsque le conducteur d’une Renault Captur a tenté de fuir les forces de l’ordre. Comme le relate La Voix-du-Nord, il a effectué un demi-tour, éteint ses phares, et s’est engagé dans une fuite effrénée, prenant même une bretelle d’autoroute à contresens.
Au cours de la poursuite, les policiers ont eu un léger accident, heureusement sans gravité, mais ont repris leurs recherches. La voiture volée a été retrouvée abandonnée sur la route de l’aéroport de Lesquin. Les caméras de vidéosurveillance ont permis d’identifier le conducteur, filmé en train de sortir d’une maison à Noyelles-Godault. Il a été interpellé chez sa petite amie la semaine dernière.
Le prévenu, âgé de 28 ans, a été jugé en comparution immédiate. Il a admis son comportement dangereux en expliquant qu’il avait paniqué en raison de l’absence de permis de conduire. Il prétend ne pas avoir eu connaissance du vol de la voiture, qu’il aurait achetée pour 3 000€ à Roubaix pour sa petite amie.
Le procureur, sceptique face à ces déclarations, a souligné plusieurs éléments, dont le custode brisé, l’achat sans documents de la voiture à un prix bien inférieur à sa valeur réelle de 11 000€, et l’absence d’assurance.
En raison du comportement jugé extrêmement dangereux de l’individu, déjà condamné cinq fois, le procureur a requis une peine de trente mois de prison, dont douze avec un sursis probatoire, avec maintien en détention.
Les juges ont finalement condamné le Tourquennois, Wesley Salumu Wa Yekete, à deux ans de prison, dont un avec un sursis probatoire, avec un maintien en détention. En plus de cela, il devra effectuer 70 heures de travail d’intérêt général.