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Un policier de l’antiterrorisme accusé à tort d’être un “ripoux”. Il avait notamment permis l’arrestation du terroriste Abaaoud

·La rédaction ⏱ 2 min
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Malgré ses faits d’armes contre le terrorisme, un policier en première ligne lors des attentats de Paris se bat pour sa réintégration après un non-lieu dans une affaire de trafic d’influence

Dans une affaire complexe, un policier qui avait été en première ligne lors des attentats de Paris en 2015 en permettant notamment l’arrestation de plusieurs terroristes, dont celle d’Abaaoud à Saint-Denis en 2015, se retrouve au centre d’une bataille juridique et administrative pour sa réintégration. Ayant bénéficié d’un non-lieu dans une vieille affaire de stupéfiants, ce héros de la République se trouve sans salaire depuis des mois, malgré les injonctions de la cour administrative d’appel.

Lâché par son administration, ce policier, autrefois en poste à la sous-direction antiterroriste (SDAT), avait été impliqué dans une affaire de trafic d’influence liée à des faits remontant à son service à la police judiciaire de Seine-Saint-Denis. Même après avoir été récompensé et félicité à de nombreuses reprises pour ses exploits dans la lutte contre le terrorisme, il avait vu son salaire suspendu, laissant planer sur lui la menace d’un déclassement social.

Selon les informations d’Europe 1, la juge d’instruction en charge de l’affaire a prononcé un non-lieu fin décembre, levant également le contrôle judiciaire du policier. Cette décision ouvre la voie à sa réintégration au sein de la police nationale, notamment à son dernier poste à la SDAT de la direction nationale de la police judiciaire.

L’avocat du policier, Me Pascal Markowicz, qualifie cette décision de “bonne nouvelle” et dénonce les accusations comme une “commande” visant à discréditer son client. Il souligne que la juge d’instruction a permis au policier de retrouver son travail, mettant ainsi fin à une période difficile.

Malgré cette victoire judiciaire, la bataille administrative persiste. En avril dernier, la cour d’appel avait enjoint l’administration à verser une partie du salaire non perçu pendant le congé maladie du policier, mais huit mois plus tard, il n’a toujours rien reçu. La situation soulève des questions sur d’éventuels règlements de comptes internes à la police judiciaire et sur la lutte entre services pour le recrutement et la conservation des informateurs.

Le policier, déterminé à reprendre son activité, a formulé une demande de réintégration. ACTU FDO lui apporte son soutien.

La rédaction

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