Affaire Théo : L’enquêtrice de personnalité surprise par le profil du policier accusé aux assises
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLe 9 janvier 2024, le procès de l’affaire Théo s’est ouvert aux assises de Bobigny. Durant cette première journée, les juges ont examiné le parcours du principal accusé.
Dans une salle pleine, réunissant les proches de Théo, et les collègues des accusés, la cour a examiné le parcours de vie de Marc-Antoine C., l’auteur du coup de bâton de télescopique. Comme le relate Actu.fr, à 45 ans, son profil détonne avec un historique professionnel sans faille jusqu’à son implication dans l’interpellation de Théo en 2017. « J’ai étudié de nombreux profils, mais là, c’est une première pour moi. Il y a une famille très présente et un parcours excellent” s’étonne l’enquêtrice de personnalité.
Marc-Antoine C. a expliqué s’être engagé par vocation, débutant en tant que maître-nageur puis pompier volontaire avant de rejoindre la police. Le fonctionnaire a obtenu la 20e place sur 500 au concours national. Seul “reproche”, il est “trop diplômé”. Il a choisi de servir dans la brigade spécialisée du terrain à Aulnay-sous-Bois, considérant cette expérience comme formatrice malgré les défis rencontrés.
Malgré un environnement difficile, Marc-Antoine C. a été décrit par sa hiérarchie comme dévoué et motivé, recevant sept lettres de félicitations en deux ans, dont une du ministre de l’Intérieur pour avoir arrêté un braqueur. Cependant, son parcours sans tâche a pris fin brusquement le 2 février 2017 lors de l’interpellation de Théo. Des divergences de versions persistent malgré une vidéosurveillance accablante, avec des accusations de violences et d’insultes racistes.
L’accusé a maintenu sa version, affirmant avoir effectué un geste réglementaire et exprimant sa compassion envers la victime. Il a également partagé les conséquences dévastatrices de l’affaire sur sa vie personnelle et professionnelle, déplorant une “crucifixion politique et médiatique”. Interrogé sur l’existence de violences au sein de la police, Marc-Antoine C. n’y croit pas, soulignant plutôt un manque de moyens et un refus croissant de l’autorité.
Actuellement, Marc-Antoine C. a pu réintégrer la police, mais uniquement dans l’administration, avec une incertitude quant à son avenir professionnel. Son sort sera décidé le 19 janvier 2024. Le policier risque une peine maximale de 15 ans de réclusion criminelle.