Aéroport de Roissy : Ils épiaient les policiers pour faciliter le trafic de taxis clandestins
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirÀ l’approche des Jeux olympiques, la préfecture de police de Paris intensifie sa lutte contre les taxis clandestins. Trois hommes ont été arrêtés le 13 décembre pour avoir organisé un réseau de surveillance de la police des taxis à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.
Selon les informations du Parisien, le réseau était dirigé par Anass E., un racoleur multirécidiviste âgé de 32 ans. Tous les jours, entre 7h30 et 16 heures, il scrutait les allées et venues des policiers des Boers, une unité de contrôle des transports de personnes.
Anass E. notait la plaque d’immatriculation des voitures des policiers, leur direction, la description des équipages et des éventuels renforts. Il partageait ensuite ces informations à ses clients, des taxis clandestins mais aussi certains professionnels du transport public de personnes.
Un autre guetteur, Aurelian Z., 45 ans, était posté à l’aérogare pour surveiller les policiers et envoyer leurs positions aux groupes WhatsApp ou Telegram du réseau. Les policiers étaient surveillés, menacés et parfois suivis jusque chez eux. Le service de renseignement était facturé entre 100 et 140 euros par semaine aux clients du réseau. Les enquêteurs ont estimé que le réseau avait engrangé entre 170 000 et 300 000 euros depuis mars 2022.
Cette arrestation est une nouvelle illustration de la lutte que mène la préfecture de police de Paris contre les taxis clandestins. En 2022, 1 200 infractions liées aux faux taxis ont été relevées sur l’ensemble de la place de Paris. L’objectif des autorités est de mettre un coup d’arrêt à ces réseaux structurés, qui sont particulièrement dangereux pour la sécurité des clients.
Les taxis clandestins peuvent se montrer très agressifs, lorsqu’un passager refuse de payer. En cas d’accident, les conséquences peuvent être lourdes, ces clandestins étant dépourvus d’assurance professionnelle. La préfecture de police de Paris intensifie ses contrôles aux abords des aéroports, notamment à l’approche des Jeux olympiques de 2024.