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Il avoue le meurtre de Marie-Thérèse Bonfanti en 1986 : Malgré la résolution de ce cold-case, le tueur reste libre

·La rédaction ⏱ 2 min
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En 2022, Yves Chatain a confessé avoir tué Marie-Thérèse Bonfanti, une mère de famille de 25 ans, en 1986. Malgré ces aveux, il demeure en liberté sous contrôle judiciaire en attendant la décision de la chambre de l’instruction sur la prescription de l’affaire.

Accusé du meurtre de Marie-Thérèse Bonfanti en 1986 en Isère, Yves Chatain avait été libéré le 7 décembre, suite à une décision de la Cour de cassation favorable à la prescription. Cette remise en liberté a suscité l’indignation, avec l’époux de la victime exprimant sa colère dans Le Parisien, déclarant que la libération équivaut à tuer son épouse une seconde fois.

Le parquet de Grenoble a immédiatement fait appel de cette décision, mais la requête a été rejetée. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Grenoble a toutefois imposé à l’accusé l’obligation de se présenter une fois par semaine à la gendarmerie.

Marie-Thérèse Bonfanti, mère de deux enfants, avait disparu en 1986 alors qu’elle distribuait des journaux à Pontcharra, en Isère. Le dossier, initialement classé en novembre 1987, a été rouvert en 2022 avec l’arrestation d’Yves Chatain, le voisin initialement suspecté puis relâché. L’enquête s’était soldée par un non-lieu en novembre 1987. Les fouilles dans une forêt de l’Isère ont permis de retrouver le crâne de la victime après les aveux de l’accusé.

Pour un crime, le délai maximal est de 30 ans. En janvier, la cour d’appel de Grenoble avait jugé que, dans cette affaire, le délai démarrait au moment des aveux, en mai 2022, puisque auparavant Marie-Thérèse Bonfanti était simplement considérée comme « disparue ».

La question de la prescription des faits s’est posée. Le 28 novembre, la Cour de cassation avait annulé cet arrêt et renvoyé le dossier devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Lyon. L’avocat de la famille de la victime a annoncé vouloir « re-plaider » devant cette instance. « Tout est encore possible même si la fenêtre de tir est très étroite ».

La rédaction

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