Ille-et-Vilaine : Il agresse les gendarmes après des violences sur sa compagne
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Quatre gendarmes ont dû intervenir pour appréhender un homme responsable de violences conjugales, au cours de la nuit du dimanche au lundi 11 décembre 2023, dans une commune près de Rennes, en Ille-et-Vilaine. Le mercredi 13 décembre 2023, il a été condamné à une peine de 24 mois de prison.
L’accusé, âgé de 40 ans, a déclaré : « Je ne suis pas quelqu’un comme ça, mais je ne nie pas les faits. » Malgré cela, il prétend ne pas se souvenir des violences décrites par la présidente du tribunal. Comme le relate Ouest-France, les gendarmes, appelés le lundi 11 décembre 2023 à 1 h 20, ont découvert une femme choquée, en larmes, le visage tuméfié, à leur arrivée sur les lieux. Elle a expliqué que son compagnon, sous l’emprise de l’alcool, avait tenté de l’étrangler.
L’un des gendarmes témoigne que dès leur arrivée, ils ont immédiatement perçu que la situation serait difficile. L’accusé a opposé une résistance vigoureuse lors de la tentative de menottage, repoussant les gendarmes à plusieurs reprises, assénant des coups de poing et de pied, et proférant des menaces de violence. Malgré l’utilisation du taser à quatre reprises, l’individu n’a pas cédé. Finalement maîtrisé avec le renfort de deux autres gendarmes, il a été menotté.
Le casier judiciaire du prévenu comporte quatre mentions, dont une pour des violences intrafamiliales. Il a déjà été hospitalisé deux fois en psychiatrie pour traiter son addiction au cannabis. Il a expliqué avoir récemment recouru à l’alcool pour faire face à son mal-être.
La procureure de la République souligne l’ampleur des violences, affirmant que les gendarmes sont intervenus pour protéger des victimes et non pour subir des violences et des menaces de mort. Les gendarmes se sont vu prescrire une Interruption Totale de Travail (ITT) d’un et deux jours.
Le tribunal a condamné Wamaid Hannaoui à une peine de 24 mois de prison, dont un an ferme, avec mandat de dépôt. En outre, il a l’obligation de suivre un traitement, est interdit d’entrer en contact avec la victime, et doit indemniser les gendarmes pour le préjudice subi.