Tours : Il refuse d’obtempérer, et prend la fuite en voiture avant de percuter une femme et son enfant
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUn tragique accident de la route a eu lieu vendredi dernier à Tours-Nord, impliquant une patrouille de police en poursuite avec un conducteur en infraction. Une mère et son fils ont été gravement blessés lors de la collision.
Aux environs de 22 h 40, Abdoulaye C., un homme de 25 ans employé en restauration intérimaire, a déclenché une course-poursuite avec les forces de sécurité intérieure. Les policiers avaient repéré son véhicule au cœur du quartier de l’Europe, suspectant une conduite sans permis et sans assurance.
Abdoulaye C. a avoué avoir “paniqué” à la vue de la patrouille, craignant d’être sanctionné. Dans sa fuite effrénée à bord d’une Renault Clio prêtée par un ami, il a enfreint toutes les règles de conduite. Les policiers estiment sa vitesse à “plus de 80 km/h”. Durant sa course folle, il a ignoré trois feux rouges, emprunté des ronds-points en contresens, franchi un terre-plein, mettant en danger les autres usagers de la route comme l’explique La Nouvelle République.
La tragédie a atteint son paroxysme lorsqu’il a percuté de plein fouet une Citroën C4 à une intersection de la rue Daniel-Mayer. À bord de la Citroën se trouvaient une mère et son fils, tous deux blessés dans le choc avec la Clio d’Abdoulaye C. Les victimes ont été transportées à l’hôpital, se voyant prescrire cinq et six jours d’incapacité totale de travail.
Lors de son témoignage devant les magistrats, Abdoulaye C. a exprimé des regrets, affirmant que ce n’était pas son intention. Cependant, ses antécédents judiciaires ont été mis en lumière, révélant des incidents similaires par le passé. Le substitut du procureur, Florent Carpentier, a souligné que le prévenu avait déjà causé des blessures au volant, conduit sous l’influence de stupéfiants, et conduit sans permis, mettant ainsi en danger la vie d’autrui.
Confronté à son casier judiciaire, Abdoulaye C. a été condamné à un an de prison ferme avec mandat de dépôt. Cette décision intervient malgré la revendication de son avocate selon laquelle le prévenu s’était rendu de lui-même au commissariat “pour assumer”. La peine comprend douze mois de prison, dont six assortis d’un sursis probatoire, auxquels se sont ajoutés six mois de sursis prononcés en septembre 2020.