Épinay-sur-Odon : Il manque de renverser un gendarme en prenant la fuite lors d’un contrôle
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUn individu de 36 ans a été présenté en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Caen (Calvados) le lundi 27 novembre 2023 pour un incident survenu le 24 novembre à Épinay-sur-Odon. L’accusé est jugé coupable d’avoir failli renverser une gendarme lors d’un contrôle routier.
Les faits se sont déroulés vers 17 h 30, lorsque les gendarmes, effectuant des contrôles routiers de routine, ont fait signe à une voiture au hasard de s’arrêter. Cependant, le conducteur a choisi de ralentir brièvement avant d’accélérer, contraignant la gendarme à esquiver le véhicule pour éviter une collision. Les gendarmes ont immédiatement pris en chasse le conducteur comme le relate Ouest-France.
Poursuivant à une vitesse d’au moins 100 km/h sur les petites routes, l’homme s’est arrêté rapidement chez son ex-femme à Villy-Bocage. Lors de son interpellation, il a résisté vigoureusement et proféré des insultes envers l’un des trois gendarmes présents. Le prévenu de 36 ans, déjà connu pour des affaires liées aux stupéfiants et à la conduite sous l’influence de stupéfiants, avait perdu son permis en octobre 2016.
L’accusé a plaidé en comparution immédiate qu’il n’avait pas réalisé que la personne sur le bord de la route était une gendarme. Il affirme qu’à ce moment-là, sa seule préoccupation était de se rendre auprès de son fils, récemment malade. Malgré ses explications, les gendarmes ont assisté à l’audience et ont demandé des dommages et intérêts.
Le procureur adjoint, Cyrille Fournier, a souligné que le comportement de l’accusé démontrait sa connaissance de la situation, étant donné sa réaction aux injonctions des gendarmes. La défense, représentée par Me Kouassi, a plaidé que l’accusé était dans un “effet tunnel”, ne pensant qu’à son fils, et qu’il n’avait pas immédiatement compris la présence d’une gendarme.
Le tribunal a finalement condamné l’homme à 16 mois de prison, dont huit mois avec sursis probatoire. En plus de la peine de prison, il devra effectuer un stage de sécurité routière, travailler, et indemniser les victimes. La gendarme recevra 1 000 €, tandis que ses deux collègues recevront chacun 600 €. Le permis de l’accusé est annulé avec interdiction de le repasser avant trois mois. Bien que maintenu en détention, la partie ferme de sa peine sera effectuée sous bracelet électronique à domicile.