L’homme venait d’agresser avec ses ciseaux le porteur du fusil d’assaut : L’état condamné pour une intervention de la BAC qui a mal tourné
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La France a été condamnée à verser 138 000 euros aux proches de Shaoyao Liu, un homme de 56 ans tué par un policier à Paris en mars 2017. La justice a qualifié cette condamnation de « faute lourde » et a souligné que les agents de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) intervenus auraient dû être équipés d’armes non létales.
Le drame s’est déroulé lorsque des agents de la BAC ont répondu à l’appel d’un policier à la retraite. Celui-ci, habitant dans le XIXe arrondissement de Paris, est alerté par des cris sur son palier, et voit un voisin, Shaoyao Liu, connu pour des problèmes d’alcool et des troubles psychiatriques, agiter ce qu’il pense être un couteau.
Les policiers, craignant un danger, ont forcé l’entrée de son domicile, et quelques secondes plus tard, un policier a tiré un coup de feu mortel, touchant Shaoyao Liu au cœur. Comme le relate Libération, le policier concerné a bénéficié d’un non-lieu, fondé sur la légitime défense. Shaoyao Liu venait d’agresser avec ses ciseaux le porteur du fusil d’assaut.
Malgré ce non-lieu basé sur la légitime défense, la justice civile a condamné l’État pour “faute lourde”, soulignant que les policiers auraient dû être équipés d’armes non létales lors de cette intervention. Comme une matraque télescopique, une bombe lacrymogène ou un pistolet à impulsion électrique. Ce qui n’était pas le cas.
De plus, l’État a également été condamné pour la mauvaise prise en charge des enfants de la victime, qui se trouvaient dans l’appartement au moment du drame. Ils ont assisté au décès de leur père et sont restés environ deux heures dans une chambre de l’appartement sans prise en charge médicale. Les enfants ont annoncé eux-mêmes à leur mère le décès de leur père. La somme totale à verser à la veuve de Shaoyao Liu et ses cinq enfants s’élève à 138 000 euros.