Policier percuté et traîné au sol par un véhicule volé. Le chauffard condamné à… 35 heures de TIG. “Le policier gardera des séquelles à vie”
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLe syndicat Unité SGP Police-FO a vivement critiqué la décision de justice rendue lundi, qualifiant le verdict d’ “incompréhensible” et dénonçant un “laxisme” judiciaire. L’affaire concerne un jeune homme, mineur au moment des faits, impliqué dans un refus d’obtempérer survenu le 2 mai dernier à Nantes.
L’incident a eu lieu dans les quartiers nord de la ville, où le jeune conducteur, au volant d’une voiture volée quelques jours plus tôt, a percuté et traîné au sol un policier sur une vingtaine de mètres. Le policier a subi un traumatisme crânien et des points de suture après avoir violemment heurté le bitume, entraînant une incapacité totale de travail de 30 jours.
Le tribunal correctionnel de Nantes a condamné le prévenu, qui a reconnu les faits, à 35 heures de travaux d’intérêt général, une décision qui a suscité l’indignation du syndicat policier. Le procureur avait initialement requis une peine d’un an de prison avec sursis. Le parquet a déjà annoncé son intention de faire appel de la condamnation.
Christophe Lasne, secrétaire départemental Unité SGP Police-FO en Loire-Atlantique, a exprimé son désaccord avec la sentence, soulignant les séquelles graves subies par le policier blessé. Il déplore également une tendance perçue de manière récurrente par les forces de l’ordre à Nantes, où les sanctions semblent plus légères lorsqu’il s’agit d’incidents impliquant des civils.
Selon Lasne, le juge aurait justifié sa décision en arguant de la volonté de ne pas “couper la dynamique de réinsertion” du prévenu, soulignant une amélioration de son comportement envers ses proches depuis les faits. Une explication qui ne convainc pas le syndicaliste, soulignant que l’incident ne pouvait être réduit à une simple “bêtise de 30 secondes”, étant donné que le prévenu n’a pas coopéré avec les autorités après les faits.
Linda Kebbab, déléguée nationale Unité SGP Police-FO, a exprimé son “désespoir” face à la décision du tribunal de Nantes sur son compte X (anciennement Twitter), qualifiant ironiquement le verdict de “dissuasif”. “Une récente IRM détecte que notre collègue garde des séquelles au cerveau” affirme la syndicaliste.
Cette affaire soulève une fois de plus la question de l’équilibre entre la justice et les sanctions appropriées dans les affaires impliquant des agressions contre les forces de l’ordre.