Il change de nom en vue de sa sortie de prison : Qui est Francis Evrard, ce violeur multirécidiviste ?
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Francis Evrard, condamné à 30 ans de prison en 2009 pour des viols sur mineur, a récemment entrepris des démarches en vue de sa libération possible en 2027. Qui est ce pédocriminel, âgé de 77 ans ?
Francis Evrard a accumulé huit condamnations tout au long de sa vie criminelle. Comme le relate RTL, la première remonte à 1962, marquant le début de ses actes atroces. En 1975, il est condamné à quinze ans de prison pour des violences sexuelles sur mineur. Il sera libéré neuf ans plus tard…
Malgré ses multiples condamnations, chaque libération de Francis Evrard a été suivie de nouveaux crimes sexuels, répétant ce schéma de 1984 à 2007. Sa dernière victime, Enis, âgé de cinq ans, a été violée six semaines après sa libération en 2007.
Comme l’a expliqué l’avocat de la jeune victime, “Il a récidivé neuf fois. Mais ça ne veut pas dire qu’il n’y avait que neuf victimes. Ça veut dire qu’il y avait parfois, dans les dossiers qui ont été jugés, plusieurs victimes”.
Comme l’explique TF1 Info, il est désormais facile de changer de nom depuis la promulgation de la loi Dupond-Moretti en 2022. Il est maintenant possible de remplacer celui reçu à la naissance par celui de l’autre parent grâce à une simple démarche en mairie, sans avoir à formuler de justification.
Récemment, le violeur multirécidiviste a changé son nom pour celui de sa mère, comme l’a signalé le procureur de la Rochelle. Francis Evrard pourra solliciter sa liberté conditionnelle dans quatre ans, en 2027. Cela pose un problème comme l’a expliqué l’avocat de la famille du petit Enis. Celui-ci regrette par exemple que les contrôles vont être plus longs, et la possibilité pour cet homme de profiter des délais pour peut-être recommencer ses crimes.
“Il faudra sans doute plus de temps pour qu’on se rende compte qu’il s’agit bien de la même personne. Les gens ont le droit de savoir que c’est un homme qui a encombré toute sa vie les cours d’assises et qui a fait un nombre incalculable d’enfants victimes et marqué leur vie”, déplore l’avocat, qui dénonce “des failles dans une loi trop vite promulguées.”