Manche : Alcoolisé, il avait percuté un gendarme de plein fouet lui occasionnant des fractures du bassin et 60 jours d’ITT
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirL’affaire a été initialement qualifiée de tentative de meurtre sur une personne dépositaire de l’autorité publique, comme l’a rappelé la substitute du procureur lors de la comparution devant le tribunal correctionnel de Coutances le mardi 7 novembre 2023.
L’individu de 23 ans, qui avait renversé et blessé un gendarme à Avranches (Manche) le 15 janvier 2020, était accusé de refus d’obtempérer et d’ivresse. Comme le relate Ouest-France, selon les détails présentés au tribunal, après avoir consommé de la bière et de la vodka, l’accusé avait volé un véhicule chez des particuliers à Coutances.
Au volant du véhicule, conduit sans permis, il avait refusé de se soumettre à un contrôle de gendarmerie à Bréhal, repartant en trombe. Il avait également refusé un autre contrôle à Marcey-les-Grèves. Arrivé dans le quartier du Pont-Gilbert à Avranches à 23 heures, il avait délibérément foncé en direction d’un gendarme qui tentait de l’arrêter, le percutant violemment et causant des fractures au bassin ainsi que de multiples contusions nécessitant 60 jours d’ITT. Pendant cette scène, les gendarmes avaient tiré plusieurs coups de feu sans parvenir à stopper le véhicule.
L’accusé, interpellé le 4 février 2020 en Ille-et-Vilaine, avait été en détention provisoire jusqu’en juin 2021. Il s’est défendu en expliquant au tribunal “Je n’ai pas voulu lui foncer dessus, le renverser. J’ai paniqué, pas réfléchi, en voulant éviter la herse. C’est un accident. Je regrette”.
Cependant, des retranscriptions téléphoniques pendant l’enquête ont montré qu’il s’était vanté de son acte. L’expertise a décrit l’accusé comme étant dépendant de l’alcool depuis l’âge de sept ans. La représentante du ministère public a requis cinq ans de prison, dont trois fermes, en argumentant que l’accusé avait délibérément tenté de forcer le barrage en fonçant sur le gendarme.
Pour la défense, plaidant en faveur d’une requalification en blessures involontaires, la faute est délibérée, mais l’acte n’est pas volontaire pour autant. Comme l’explique le quotidien régional, le délibéré est prévu pour le mercredi 22 novembre 2023.