Après avoir frappé le parrain de son fils, il menace un gendarme. “Je vais te crever”
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirDans le box, Ludovic*, un homme d’une quarantaine d’années originaire de Pamiers, a été reconnu coupable de violences envers le parrain de son troisième enfant, Frédéric*, suivies de menaces sur un gendarme. Le verdict est tombé ce mardi 7 novembre au tribunal judiciaire de Foix, en Ariège.
Les faits se sont déroulés dans la nuit du 4 au 5 novembre 2023, après une soirée arrosée au N’Joy à Pamiers. Frédéric et Ludovic rentrent ensemble en voiture en direction des Issards, lieu de résidence du prévenu. Les deux hommes, retrouvés en état d’ivresse par les gendarmes, présentent des blessures, avec Ludovic couvert de sang et son ami allongé par terre, le visage tuméfié, lui valant trois jours d’incapacité totale de travail.
Les versions divergent sur l’origine de l’altercation. Si l’homme ensanglanté affirme que Ludovic a porté les premiers coups, le prévenu soutient que c’est son ami qui a initié la violence. La présidente ne parvient pas à établir l’origine de la dispute, les deux protagonistes prétendant ne se souvenir de rien.
Ludovic, au casier judiciaire comportant sept mentions pour des violences et des infractions au volant en état d’ivresse, a également proféré des menaces envers un gendarme qu’il connaissait bien. Les caméras piétons des forces de l’ordre ont enregistré ces menaces lors de son interpellation, malgré ses regrets exprimés ultérieurement.
Le gendarme agressé témoigne avoir simplement fait son travail, réclamant 800 euros en préjudice moral et 200 euros pour sa montre accidentellement cassée par Ludovic. Frédéric, la victime des violences, ne souhaite pas s’exprimer, mais son visage encore tuméfié parle pour lui.
Le procureur de la République de Foix, Olivier Mouysset, déplore l’augmentation des affaires de violences contre les personnes dépositaires de l’autorité publique. Il requiert 12 mois de prison ferme avec maintien en détention pour Ludovic, jugé pour violences aggravées.
L’avocate de la défense, Maitre Delrieu, conteste la sévérité des réquisitions, soulignant les certificats médicaux attestant des blessures de son client et plaidant pour une version plausible des faits où Frédéric aurait pu initier la violence. Elle évoque également la situation précaire de Ludovic, sans emploi actuel, mais avec une promesse d’embauche, soulignant son soutien familial.
Malgré quelques larmes versées par Ludovic pendant la plaidoirie, il est finalement reconnu coupable de l’ensemble des faits. Sa sentence est de huit mois de prison ferme sous surveillance électronique à domicile.
*Les prénoms ont été modifiés