AFFAIRE NAHEL : Une nouvelle demande de remise en liberté pour le policier déposée aujourd’hui
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLa Cour de cassation a rejeté le pourvoi de Florian M., le policier impliqué dans le tir mortel sur Nahel, confirmant ainsi le maintien de sa détention provisoire. Son avocat, Me Laurent Franck-Lienard, a déclaré que la Cour de cassation n’avait même pas examiné le pourvoi, soulignant que cela n’était pas un rejet formel.
Florian M., âgé de 38 ans, est actuellement en détention provisoire à la prison de la Santé depuis le 29 juin, date de son inculpation pour homicide volontaire. Malgré deux précédentes demandes de remise en liberté rejetées, son avocat persiste et prévoit de déposer une troisième demande auprès du juge d’instruction du tribunal de Nanterre le 9 novembre.
Me Laurent Franck-Lienard exprime son mécontentement face à la décision de la Cour de cassation, soulignant la sensibilité du dossier. Il annonce également l’intention de saisir la Cour européenne des droits de l’homme, estimant que la détention de son client commence à relever de l’arbitraire.
Le policier a été incarcéré après un tir mortel sur Nahel, 17 ans, lors d’un contrôle routier à Nanterre. Malgré les affirmations des policiers selon lesquelles Nahel avait refusé d’obtempérer aux injonctions et les avait mis en danger, des expertises audio suggèrent que Florian M. aurait proféré des menaces avant le tir relate BFMTV.
La justification de la détention provisoire repose sur la nécessité d’empêcher toute pression sur les témoins, notamment entre Florian M. et son coéquipier Julien L. Les magistrats de Versailles ont également souligné le fort sentiment d’animosité envers les forces de l’ordre suscité par cette affaire.
Malgré les obstacles juridiques, Me Laurent Franck-Lienard demeure déterminé à contester la détention de son client, affirmant que cette affaire est inédite avec un policier détenu pendant plus de quatre mois après un tir. La bataille juridique semble loin de toucher à sa fin, avec une nouvelle demande de remise en liberté en cours de dépôt et une possible saisie de la Cour européenne des droits de l’homme.