Femme voilée neutralisée par la police à Paris : Ce que l’on sait
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirCe mardi 31 octobre en début de matinée, la gare Bibliothèque François-Mitterrand a été le théâtre d’une impressionnante intervention policière. Alertée par plusieurs usagers du RER C, la police est intervenue en réponse à des signalements inquiétants. Deux voyageurs ont signalé la présence à bord d’une passagère qui proférait des menaces de mort et faisait l’apologie du terrorisme.
Le premier signalement a été fait par une voyageuse qui s’est adressée à un agent de la SNCF après être descendue en gare de Choisy-le-Roi. Le second signalement est un appel passé par un autre passager au numéro d’urgence de la SNCF. Les deux témoignages concordaient, décrivant une femme portant un voile intégral et tenant des propos menaçants liés au terrorisme.
Les forces de l’ordre sont intervenues rapidement, localisant la femme grâce aux images de surveillance. Des fonctionnaires de la sécurité de la SNCF sont intervenus en premier, suivis par les policiers locaux. Ils ont demandé à la femme de s’asseoir au sol et ont instauré un périmètre de sécurité.
La situation a pris une tournure critique lorsque la femme, dont le corps était totalement dissimulé, a tenu des propos agressifs à connotation jihadiste (en criant wallah Akbar) et menaçant de se faire exploser. Malgré les sommations de la police, elle a refusé d’obtempérer, ce qui a conduit les policiers à ouvrir le feu, estimant que la situation était dangereuse. Aucun explosif n’a été découvert sur place.
État de santé de la femme
La femme blessée par les tirs des forces de l’ordre a été prise en charge par les secours sur place et évacuée d’urgence vers un hôpital. Selon le préfet de police de Paris, son pronostic vital était engagé au moment de son transport à l’hôpital. Elle a fait l’objet d’une intervention chirurgicale en urgence.
Profil de la femme
L’identité de la femme n’est pas encore confirmée, car elle ne portait pas de documents d’identification sur elle. Toutefois, à son arrivée à l’hôpital, elle a fourni une identité présumée. Selon les premières informations, il s’agirait d’une femme de nationalité française âgée de 38 ans. Bien qu’elle ne soit pas fichée S, elle est déjà connue des services de police. En juillet 2021, elle avait été interpellée par des militaires de l’opération Sentinelle après avoir déambulé avec un tournevis, tenant des propos à caractère religieux et adoptant une attitude menaçante. Initialement placée en garde à vue, elle avait ensuite été internée en raison de troubles psychiatriques.
Enquêtes en cours
Deux enquêtes distinctes ont été ouvertes par le parquet de Paris. La première enquête concerne les accusations d’apologie, menaces de mort et acte d’intimidation sur un dépositaire de l’autorité publique pour l’empêcher de conduire sa mission. Elle a été confiée à la police judiciaire de Paris.
La deuxième enquête porte sur l’usage de l’arme à feu, ouverte pour violences volontaires, et a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Pour le moment, le parquet national antiterroriste (PNAT) n’a pas été saisi de l’affaire.