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L’État condamné à verser 575 000 euros à un homme blessé par un tireur d’élite lors de la visite présidentielle de François Hollande en 2017. Regardez la vidéo

·La rédaction ⏱ 2 min
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L’État français a été condamné à verser une somme considérable de 575 000 euros à un homme blessé lors de la visite présidentielle de François Hollande en Charente en 2017. Cette décision fait suite à un tir accidentel d’un tireur d’élite de la gendarmerie nationale, une tragédie qui a bouleversé la vie de la victime.

Le tribunal administratif de Poitiers a prononcé cette condamnation, reconnaissant la “responsabilité sans faute” de l’État, attribuable à l’utilisation de dispositifs comportant des risques exceptionnels par les forces de police. La victime, Samuel Magre, un maître d’hôtel âgé de 37 ans à l’époque des faits, a été gravement blessée lors de l’incident survenu le 28 février 2017 comme le rapporte RMC.

Samuel Magre exerçait ses fonctions de maître d’hôtel sur un site de maintenance de la ligne TGV Bordeaux-Paris à Villognon-en-Charente lors de la réception organisée en l’honneur de la visite présidentielle. Un tir accidentel d’un militaire du PSPG, âgé de 33 ans et chargé de sécuriser le déplacement présidentiel, a touché la victime au pied droit.

Cette balle perdue a provoqué des blessures graves, incluant le sectionnement du talon d’Achille, une fracture du tibia et une lésion du nerf fléchisseur, nécessitant plusieurs interventions chirurgicales.

Outre la somme de 281 000 euros que l’État devra verser à la victime, le tribunal a également ordonné le remboursement de près de 294 000 euros à l’Assurance maladie, qui avait pris en charge les soins de la victime. Au total, l’État devra débourser 575 000 euros en réparation des préjudices subis par Samuel Magre.

Le ministère de l’Intérieur avait proposé initialement une somme bien moindre, 27 000 euros, pour clore ce dossier, mais la justice a tranché en faveur de la victime en accordant une compensation bien plus substantielle.

Six ans après les faits, cette décision judiciaire rappelle l’importance de la sécurité lors des opérations de protection présidentielle, et souligne les conséquences graves qui peuvent découler d’incidents tels que celui-ci. La victime, qui n’a repris le travail qu’en 2022 en tant que préparateur de commandes intérimaire, doit désormais faire face à des pertes de gains professionnels significatives, sa rémunération actuelle étant bien en deçà de ce qu’elle était avant l’accident.

La rédaction

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