Deux individus armés signalés dans un magasin du Mans. Importante mobilisation policière
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLe mardi 17 octobre 2023, en début d’après-midi, une intervention policière a eu lieu dans un magasin du Mans, en réponse à un appel signalant la présence de deux individus armés. Cependant, il s’est avéré que cet incident était en réalité un canular.
Plusieurs équipes de policiers, y compris des agents municipaux, ont été déployées dans le centre-ville du Mans. La rue des Minimes, située entre les Galeries Lafayette et la place de la République, a été temporairement fermée aux piétons. Selon une source policière, les forces de l’ordre ont été mobilisées dans une voie parallèle, la rue du Docteur Leroy, pendant que la rue des Minimes était temporairement interdite aux passants. Cette mesure a été prise par précaution, et des passants ainsi que des clients de magasins ont été tenus à l’écart ou confinés pendant l’intervention.
Des rumeurs circulaient sur les réseaux sociaux faisant état de la présence d’un homme armé. Cependant, dès 15 heures, le commissariat a émis l’hypothèse qu’il s’agissait d’un “canular”, et aucun individu n’avait encore été interpellé rapporte Actu.fr.
En fin d’après-midi, les circonstances ont été clarifiées. La police avait bien reçu un appel signalant la présence de deux personnes armées dans un commerce de la rue du Docteur Leroy. Selon ce signalement, le gérant du magasin s’était retranché dans l’arrière-boutique par mesure de sécurité.
Sur place, les policiers ont découvert plusieurs individus dans le magasin, mais il s’est avéré qu’ils étaient en réalité de jeunes stagiaires travaillant dans cet établissement. Bien qu’ils aient été menottés par mesure de précaution, leur identité a été vérifiée, et il s’est avéré qu’ils ne portaient pas d’armes. Les jeunes stagiaires ont été rapidement relâchés, n’ayant rien à se reprocher.
Néanmoins, une enquête a été ouverte pour identifier la personne à l’origine de l’appel à la police, qui semblait avoir un caractère malveillant. Cette plaisanterie douteuse a suscité de l’inquiétude dans le quartier, d’autant plus qu’elle intervient dans un contexte de vigilance élevée en raison des risques potentiels d’attentats, notamment après la tragédie survenue à un lycée à Arras, suite à laquelle le plan Vigipirate a été activé.
Il est important de rappeler que signaler sciemment un délit ou un crime fictif est un délit en soi, passible de sanctions légales, avec des peines pouvant aller jusqu’à 2 ans de prison et 30 000 euros d’amende, comme le souligne le ministère.