Alençon : Il agresse un policier lors de son interpellation. « Mordre un tibia, ce sont les chiens qui font ça ! »
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUn individu de 25 ans a été condamné par le tribunal d’Alençon le mercredi 4 octobre 2023. Cette condamnation fait suite à un incident survenu lors de son arrestation, au cours duquel il a mordu un policier après avoir tenté de s’enfuir.
La présidente de l’audience au tribunal d’Alençon a tenté de faire admettre au prévenu une évidence : les traces de morsure sur le tibia du policier étaient indiscutables. « Mordre un tibia, ce sont les chiens qui font ça ! » La veille de sa condamnation, lors de son interpellation à proximité du quartier de Perseigne, cet homme de 25 ans a fait preuve d’une résistance farouche.
Auparavant, il avait tenté de prendre la fuite à pied alors que les policiers tentaient de le contrôler. En plus de conduire sans permis, il était en possession d’une petite quantité de cannabis. Lorsque les forces de l’ordre ont tenté de le menotter, il a mordu la jambe de l’un des agents, initialement en niant les faits, avant d’admettre qu’il avait peut-être mordu involontairement.
Comme le relate Actu.fr, les preuves visuelles, sous la forme d’une vidéo de l’interpellation et d’une photo du tibia du policier, ont confirmé la morsure. Le certificat médical a également corroboré cette information.
Le prévenu avait déjà été condamné en mars 2023 à une peine de prison avec sursis et était soumis à certaines obligations pour éviter l’incarcération. Cela incluait l’interdiction de se rendre dans le quartier de Perseigne, ce qu’il n’a pas respecté. Il devait également chercher du travail et suivre un traitement pour son addiction au cannabis, mais il n’a que partiellement rempli ces obligations, selon le tribunal.
Le tribunal a conclu que sa passivité était manifeste et a prononcé sa sentence. L’avocate du prévenu a reconnu la morsure mais a souligné la situation précaire de son client et ses difficultés à respecter ses obligations, qui lui avaient été notifiées peu de temps avant la période estivale.
Au final, le tribunal a condamné le prévenu à quatre mois de prison avec sursis assortis d’une mise à l’épreuve de deux ans. Il devra respecter des obligations de soins et de travail, effectuer 140 heures de Travail d’intérêt général (TIG) et verser 300 € au policier blessé à titre de dommages et intérêts.