Policiers tués à Magnanville : Que s’est-il réellement passé lors de cette soirée d’horreur ?
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUn crime horrible qui a profondément choqué la police se retrouve devant la justice. Sept ans après les meurtres des policiers Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, et Jessica Schneider, 36 ans, à Magnanville, dans le département des Yvelines, le prévenu, Mohamed Lamine Aberouz, âgé de 30 ans, fait face à des accusations graves devant la cour d’assises spéciale de Paris. Le procès s’étendra du lundi 25 septembre jusqu’au 10 octobre.
Mohamed Lamine Aberouz, de nationalité franco-marocaine, est accusé de complicité d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste sur des agents de la force publique, de complicité de séquestration volontaire sans libération avant le 7e jour et d’association de malfaiteurs terroriste en vue de préparer des crimes d’atteintes aux personnes.
Comme le relate TF1Info, les allégations contre lui reposent sur des éléments de preuve, notamment la découverte de son ADN sur l’ordinateur du couple, où les assassinats ont eu lieu le 13 juin 2016. Les autorités accusent Aberouz d’avoir été présent sur les lieux du crime commis par son ami Larossi Abballa. Cependant, Mohamed Lamine Aberouz maintient son innocence depuis sa mise en examen en 2017, affirmant qu’il a quitté son domicile ce soir-là uniquement pour se rendre à la mosquée aux Mureaux, à proximité de chez lui.
Les faits tragiques se sont déroulés lorsque Jessica Schneider, qui travaillait comme adjointe administrative principale au commissariat de Mantes-La-Jolie, est rentrée chez elle avec son fils de 3 ans en début de soirée. À son domicile, elle a été attaquée par Larossi Abballa, un homme de 25 ans, qui l’a poignardée mortellement.
Pendant ce temps, Jean-Baptiste Salvaing, également policier, était encore au commissariat des Mureaux, ignorant le drame qui se jouait chez lui. Il est rentré chez lui, et à son arrivée, il a été attaqué par le même individu. Après une tentative de négociation infructueuse, un assaut a été donné, et l’assaillant a été neutralisé.
Le petit garçon du couple a été pris en otage par Abballa, mais il a été finalement retrouvé sain et sauf après l’assaut de la police. Les enquêteurs ont découvert des couteaux et des lettres menaçantes à l’intérieur de la maison.
Le procès qui s’ouvre cherchera à élucider le mobile derrière ce double meurtre, notamment pourquoi ce couple de policiers a été ciblé par les assaillants radicalisés. Malgré des enquêtes approfondies, les autorités n’ont pas pu déterminer clairement les motifs de l’attaque. Les avocats de Mohamed Lamine Aberouz soutiennent que leur client n’était pas présent sur les lieux du crime et que son ADN pourrait être le résultat d’un transfert laissé par les mains ou des gants portés par Larossi Abballa.
Des témoignages et des rumeurs font également état de la possible présence d’un deuxième homme lors des événements tragiques, ce qui soulève encore des questions sur les circonstances entourant cette affaire déchirante.