Nantes : La police libère quatre personnes, âgées de 34 à 57 ans, séquestrées et torturées dans un appartement
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLe parquet de Nantes, en Loire-Atlantique, a ouvert une enquête judiciaire à la suite de la découverte de deux femmes et deux hommes séquestrés dans un appartement du quartier Malakoff le samedi 16 septembre. Les victimes auraient été soumises à des actes de torture et de viol, apparemment liés à une dette de stupéfiants. La police judiciaire est en charge de l’enquête.
Le lundi 18 septembre, le parquet de Nantes a ouvert une information judiciaire pour séquestration avec actes de torture et de barbarie, viol en réunion sous la menace d’une arme, association de malfaiteurs et trafic de stupéfiants.
Comme le relate Ouest-France, deux hommes, âgés de 20 et 27 ans, ont été mis en examen dans cette affaire. Cette enquête fait suite à la découverte de six personnes dans l’appartement de Malakoff, à Nantes, deux jours plus tôt.
La police a été alertée samedi matin car le locataire de l’appartement ne répondait plus aux appels. Sur place, ils ont découvert que le locataire était présent mais séquestré par deux individus. Les policiers ont ensuite trouvé deux femmes et un homme prostrés dans une chambre, également victimes de séquestration. Les deux suspects ont été retrouvés dans la salle de bains.
Les quatre victimes, âgées de 34 à 57 ans, ont déclaré avoir subi des actes de torture graves, notamment des viols sous la menace d’une arme. Les deux suspects sont accusés d’avoir introduit une arme dans la bouche d’une des victimes et d’avoir pratiqué un jeu de la roulette russe. Ces actes de torture semblent être liés à un trafic de stupéfiants, avec les agresseurs reprochant aux victimes d’avoir perdu, dissimulé ou détourné une somme de 10 000 €. Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité.
Les quatre victimes ont été hospitalisées au CHU de Nantes, tandis que les deux suspects étaient en garde à vue. Le parquet a requis leur placement en détention provisoire après leur mise en examen, et cette décision devait être prise par le juge des libertés et de la détention. Une enquête judiciaire sera dirigée par un juge d’instruction.