Le procès de Rédoine Faïd sous haute tension. Il y a un risque important d’évasion. Le GIGN est déployé
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirLe procès de Rédoine Faïd, un braqueur multirécidiviste notoire, débute aujourd’hui devant la cour d’assises de Paris, mais les forces de l’ordre sont préoccupées par un « risque important de tentative d’évasion », selon une note confidentielle de la police nationale datée de lundi, consultée par BFMTV.
Ce risque d’évasion est particulièrement inquiétant pour les autorités, car il est mentionné en première place dans le document. Les policiers ont souligné que parmi les personnes présentes à l’audience, il y a les neveux de l’accusé, qui sont « également renvoyés devant la Cour d’assises, mais sous contrôle judiciaire ».
Une autre figure potentiellement problématique est Jacques Mariani, une personnalité du banditisme corse, « qui a déjà été condamné pour menaces envers un magistrat et pour subordination de témoin et de juré ». Il a également suscité un léger incident en audience lorsque son fils a été prié de quitter la salle.
Face à ces hautes tensions, d’importants moyens ont été déployés. Le transfert quotidien de Rédoine Faïd sera assuré par le GIGN, l’unité d’élite de la gendarmerie, entre la prison de Fleury-Mérogis et le tribunal.
Cette unité est expérimentée dans ce type d’opérations, ayant déjà sécurisé les déplacements de Salah Abdeslam lors du procès des attentats du 13-Novembre.
Des moyens supplémentaires sont disponibles, notamment sur le plan aérien, bien que leur utilisation ne soit pas systématique. À l’intérieur de la salle d’audience elle-même, des mesures de sécurité rigoureuses ont été prises, soumettant le public et la presse à des contrôles minutieux.
Une brigade cynophile, équipée de chiens renifleurs, a également été repérée sur place pour renforcer la sécurité.
