Marseille : Nouveau placement en garde à vue d’un policier pour des violences présumées lors des émeutes dans la ville
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirUn agent de police de 53 ans, travaillant au sein du service interdépartemental de sécurisation des transports en commun (SISTC), a été placé en garde à vue ce mardi matin dans les locaux de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).
Selon des sources policières chez Actu17 confirmant une information de Libération, l’agent est soupçonné de “violences en réunion avec arme entraînant une incapacité totale de travail (ITT) de plus de huit jours par personne dépositaire de l’autorité publique”, d’”abus d’autorité pour faire échec à l’exécution de la loi” et de “menace ou acte d’intimidation en vue de déterminer une victime à ne pas déposer plainte ou à se rétracter”.
Les faits présumés remontent au 1er juillet vers 22h30, en pleine émeute dans le quartier de La Plaine, à Marseille. Les agents de police étaient présents pour empêcher des pillages de magasins. Une vidéo amateur diffusée sur les réseaux sociaux pendant la nuit des incidents montrait un homme au sol, recevant des soins médicaux.
La victime présumée, nommée Otman et âgée de 36 ans, a déposé plainte le 19 juillet. Elle a ensuite été interrogée par les enquêteurs 48 heures plus tard, selon son avocat Me Nicolas Chambardon. L’avocat a souligné la présence de “très nombreux éléments dans le dossier” affirmant que son client avait été “frappé par plusieurs personnes”. Il a également mentionné que la victime avait subi sept fractures au visage.
C’est la quatrième enquête ouverte en relation avec des allégations de bavures policières lors des émeutes urbaines dans la ville. Durant la même nuit du 1er au 2 juillet, Mohamed Bendriss, 27 ans, est décédé. L’autopsie a révélé des indications suggérant l’impact d’un tir de lanceur de balle de défense (LBD). Dans cette affaire, trois policiers appartenant à l’antenne du RAID de Marseille ont été mis en examen le 10 août pour “violences avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner”.
Toujours pendant cette même nuit, un jeune homme de 21 ans du nom de Hedi a été violemment agressé. Quatre policiers de la brigade anticriminalité (BAC) ont été mis en examen le 21 juillet pour “violences en réunion par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné une ITT supérieure à huit jours”. L’un de ces policiers est actuellement en détention provisoire.