Bornel : Deux policiers en repos neutralisent un individu qui en frappe un autre
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirDans la nuit du 7 août, une altercation inattendue s’est déroulée à Bornel, dans l’Oise. Vers 0h30, deux policiers de Sarcelles, après avoir terminé leur journée de service, rentraient chez eux en covoiturage. Cependant, leur trajet s’est rapidement transformé en une situation de confrontation imprévue.
Arrivés à Bornel, les policiers ont pris des chemins différents, chacun reprenant sa propre voiture. Peu de temps après, l’un des policiers a été témoin d’une violente bagarre dans laquelle un homme frappait violemment un individu au sol, visiblement en difficulté.
Guidé par son sens du devoir, le policier a arrêté sa voiture pour intervenir et demander des explications, signalant sa qualité de policier dans l’espoir de calmer la situation. Malheureusement, ses intentions ont eu un effet contraire, déclenchant un échange tendu. L’homme agresseur s’est montré agressif envers le policier, proférant des insultes et des menaces à son encontre. “je vais te baiser, sale keuf de merde, tu vas saigner du cul !“
Profitant du chaos, l’homme au sol a saisi l’opportunité pour s’échapper, suivant de près par l’assaillant. Le policier a rapidement appelé son collègue à la rescousse, et les deux policiers sont revenus sur les lieux. Quand un équipage de gendarmerie est arrivé sur place, il a découvert les deux policiers, l’un d’entre eux arborant un brassard de police, et Alexandre Bahi, âgé de 43 ans, manifestement en état d’ivresse rapporte Oise Hebdo. Ce dernier avait récemment intégré un programme de réinsertion à Puiseux-Le-Hauberger après avoir passé plusieurs mois en prison. Sa peine devrait s’achever le 10 septembre.
Devant la présidente du tribunal, Alexandre Bahi a contesté le résumé de l’incident. Il a affirmé ne pas avoir remarqué le brassard du policier et ne pas avoir compris immédiatement qu’il s’adressait à un agent de police. Selon lui, il avait simplement tenté de faire cesser le bruit excessif de son ami qui chantait à tue-tête dans la voiture, mais leur échange avait dégénéré en une altercation violente.
Alexandre Bahi, qui compte déjà 11 condamnations antérieures, a exprimé des regrets quant à ses choix passés. Il a nié avoir endommagé la vitre de la cellule de garde à vue, expliquant qu’il avait simplement frappé la vitre parce qu’il était confus quant à sa situation, étant donné son état alcoolisé.
Après avoir examiné les preuves et entendu les arguments des deux parties, le procureur a regretté le manque d’empathie d’Alexandre Bahi envers sa victime et a requis une peine de 15 mois de prison ferme. Cependant, l’avocate de l’accusé, Marie Dufoyer, a plaidé en faveur d’une peine plus mesurée, soulignant que l’objectif devrait être la réhabilitation plutôt que la punition.
Finalement, le tribunal a relaxé Alexandre Bahi des accusations d’outrages envers un policier, mais l’a reconnu coupable de violences envers son ami ainsi que de la dégradation de la vitre de la cellule de garde à vue. Il a été condamné à une peine de 10 mois de prison avec maintien en détention.