Relaxe des Six Individus Accusés de Participation aux Actes de Vandalisme au Commissariat de Bellevue Suite à la Mort de Nahel
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirBrest, le 4 août 2023 – Six jeunes hommes qui étaient jugés pour leur présumée implication dans le vandalisme du commissariat de police de Bellevue à Brest (Finistère), lors des émeutes nationales déclenchées par le décès tragique de Nahel à Nanterre, ont été acquittés.
Le procès, qui s’est tenu le vendredi 4 août 2023, a vu les six prévenus, âgés de la fin de l’adolescence au milieu de la vingtaine, faire face à des accusations de vandalisme à l’encontre du commissariat lors des troubles de juin rapporte Ouest-France.
Dans les premières heures du 29 au 30 juin, un groupe d’environ dix individus masqués a lancé des attaques à l’aide de mortiers sur le commissariat de police de Bellevue. Les images de surveillance ont capturé la pluie continue de projectiles de mortier, créant des explosions enflammées, comme décrit par le Procureur de la République. L’incendie qui a suivi a causé des dégâts substantiels à l’intérieur et à l’extérieur du bâtiment, avec des vitres brisées, une façade calcinée et des portes détruites.
L’enquête médico-légale a révélé la présence de sept échantillons d’ADN distincts sur un briquet et des mortiers recueillis à environ 30 mètres du commissariat de police. Six individus ont été appréhendés et placés en garde à vue le mercredi 2 août. Ils étaient soupçonnés d’avoir utilisé ces mortiers pour endommager les installations policières. L’un des prévenus a déclaré : “Quelqu’un m’a remis le mortier ; je l’ai pris et je l’ai passé”, niant toute intention de viser le commissariat de police. Un autre prévenu a mentionné : “Les briquets sont fréquemment partagés dans les quartiers.” Seul un individu a admis avoir utilisé un mortier, mais a affirmé l’avoir tiré en l’air.
Preuves Insuffisantes
En plus des preuves d’ADN, l’accusation a présenté une liste de facteurs incriminants. Les relevés téléphoniques ont indiqué que tous les suspects se trouvaient à proximité au moment de l’incident, un masque a été trouvé lors d’une perquisition à domicile et des divergences sont apparues dans les témoignages de certains individus. En conséquence, le Procureur de la République a demandé des peines allant de 18 à 24 mois d’emprisonnement, avec sursis ou ferme, pour les accusés.
Les avocats de la défense des six prévenus ont plaidé que l’identification d’assaillants masqués attaquant le commissariat de police était difficile. L’avocat Ronan Appere a remis en question la capacité de l’accusation à prouver que les mortiers retrouvés à 30 mètres du commissariat de police ont effectivement été utilisés pour endommager les installations.
Il a également soulevé des préoccupations concernant un témoin potentiel non interrogé. En réponse, Elma Kraisnik, sa collègue, a déclaré : “Le jeune homme passe devant le commissariat tous les jours. Il aurait pu perdre ou faire tomber son briquet à n’importe quel moment.” Ces incertitudes ont conduit les juges à acquitter les six prévenus…