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Détention provisoire d’un policier de la BAC de Marseille suite à des violences présumées lors des émeutes liées à la mort de Nahel : L’appel en délibération prévu le 3 août 2023

·La rédaction ⏱ 3 min
Détention provisoire d’un policier de la BAC de Marseille suite à des violences présumées lors des émeutes liées à la mort de Nahel : L’appel en délibération prévu le 3 août 2023 Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenir

Le mercredi 5 juillet 2023, une enquête a été ouverte sur les allégations de violence en réunion par un policier de la Brigade Anti-Criminalité (BAC) de Marseille à l’encontre d’un jeune homme de 21 ans. Les faits se sont produits pendant les émeutes survenues dans la nuit du 1er au 2 juillet suite à la mort tragique de Nahel.

Quinze jours après le début de l’enquête, un policier de la BAC de Marseille a été placé en détention provisoire en relation avec cette affaire. L’agent de police a interjeté appel de cette décision, et la cour d’appel d’Aix-en-Provence examinera sa requête ce jeudi 3 août 2023. Cette détention provisoire a suscité beaucoup d’interrogations et de débats.

Le jeudi 20 juillet, quatre policiers de la BAC de Marseille avaient été mis en examen dans cette affaire. Trois d’entre eux ont été placés sous contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer, tandis que le quatrième a donc été placé en détention provisoire au centre pénitentiaire d’Aix-Luynes.

La détention du policier a suscité des réactions de la part de certains acteurs du milieu policier. Frédéric Veaux, directeur général de la police nationale, a exprimé son inquiétude quant à cette situation et a appelé à trouver des solutions judiciaires pour que l’agent puisse recouvrer sa liberté, estimant que les policiers devraient pouvoir rester en liberté avant un éventuel procès, même s’ils ont commis des fautes graves dans l’exercice de leurs fonctions.

Le syndicat de police Alliance a également soutenu cette position, affirmant que tout policier mis en cause devrait pouvoir rester en liberté tant que la justice ne l’a pas condamné définitivement.

Cependant, cette prise de position a été critiquée par certains, dont les partis politiques LFI, le PS et EELV, qui considèrent que soutenir la liberté du policier détenu en attendant son procès est une démarche inquiétante.

Le président Emmanuel Macron a quant à lui fait savoir qu’il ne commenterait pas la décision judiciaire concernant le policier détenu, rappelant l’importance de préserver la présomption d’innocence pour tous et le respect de la loi pour chacun.

Enfin, la victime, Hedi, a témoigné de son expérience chez France 3 Provence-Alpes Côte d’Azur, expliquant qu’il se rendait chez des amis pour faire la fête lorsque des policiers auraient fait usage de violence à son encontre, provoquant des blessures sérieuses, dont une mâchoire cassée et une perte de vision à l’œil gauche. Son avocat, Jacques Preziosi, a souligné que Hedi n’avait aucun casier judiciaire.

L’affaire continue d’évoluer et suscite des débats intenses concernant la place des policiers présumés coupables dans la société et le système judiciaire. L’appel en délibération du policier détenu, prévu pour le 3 août 2023, sera un moment clé dans cette affaire.

La rédaction

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