Affaire Nahel : Trois semaines après les faits, le policier incarcéré n’a pas pu voir un seul membre de sa famille
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenir
Le 27 juin dernier, lors d’une intervention à Nanterre, Nahel perdait la vie dans des circonstances encore floues, atteint par un tir d’un des deux policiers lors d’un refus d’obtempérer. Depuis, ce policier a été mis en examen et placé en détention provisoire à la prison de la Santé à Paris.
Au cœur de la polémique, l’interdiction de parloir pour le policier incriminé, qui n’a toujours pas pu rencontrer un membre de sa famille. Selon les informations d’Europe 1, sa demande de visite n’a pas été autorisée par le juge en charge de l’affaire, suscitant des interrogations parmi son entourage.
Depuis son incarcération, le policier n’a pu communiquer avec sa femme qu’au téléphone, depuis sa cellule où il est en isolement. Cette situation a provoqué l’indignation de ses collègues, qui estiment qu’il est traité de manière injuste, assimilant sa détention à un traitement inhumain et dégradant.
Les proches du policier ont adressé une requête aux magistrats afin d’obtenir un droit de visite, mais légalement, le juge dispose d’un délai de 20 jours pour y répondre, ce qui exacerbe les tensions. Certains estiment que compte tenu du contexte médiatique hostile, le juge aurait dû accorder rapidement le parloir à sa femme, par souci d’équité.
Dans les prochains jours, l’avocat du policier, Maître Laurent Franck Liénard, envisagerait de faire une nouvelle demande de remise en liberté, proposant un placement sous bracelet électronique comme mesure de contrôle judiciaire. Cette situation reste très sensible, alors que l’enquête sur la mort de Nahel se poursuit, entourée de débats et de controverses.