Affaire Adama Traoré : Après sept ans d’un tribunal médiatique, la justice du côté des forces de l’ordre ?
Ajoutez Actu FDO en favori pour nous soutenirL’affaire Adama Traoré, qui a fait grand bruit en France en 2016, est de nouveau sur le devant de la scène après la mort de Nahel Merzouk à Nanterre, le 27 juin 2023. Le comité Vérité pour Adama, qui milite pour la vérité sur la mort d’Adama Traoré, se trouve dans une situation délicate. En effet, la justice a conclu que la mort d’Adama Traoré n’était pas due à une intervention policière mais à une maladie cardiaque et se dirige vers un non-lieu.
Le comité Vérité pour Adama a tout tenté pour discréditer l’expertise médicale initiale, exigeant de nouveaux examens et des contre-expertises. Comme le relate Le Point, la justice n’a pas été convaincue et a conclu que la mort d’Adama Traoré était due à une maladie cardiaque.
Réalisée immédiatement après le décès, l’expertise médicale n’a révélé aucune trace de mauvais traitement sur le corps d’Adama Traoré. Elle mettait en évidence une maladie inflammatoire des poumons, une sarcoïdose, et une hypertrophie cardiaque. L’hypothèse la plus solide est que le cœur aurait lâché après l’effort violent fourni pour échapper aux gendarmes. Aucun élément ne va dans le sens d’une faute quelconque des gendarmes.
Le comité Vérité pour Adama pourrait interjeter appel d’une ordonnance de non-lieu dans les dix jours. Il pourrait également saisir la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) après avoir épuisé toutes les voies de recours internes (appel, cassation…). Cependant, il est peu probable que la CEDH se prononce en faveur du comité Vérité pour Adama, étant donné que la justice française a déjà rendu son verdict.
L’affaire Traoré, médiatiquement, peut donc encore durer longtemps. Juridiquement, son issue ne fait plus de doute conclut le magazine d’actualités.